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23 août 2014 6 23 /08 /août /2014 17:38
Clio 48

Cliio 47

  • -Salut, Hiléria, lâcha-t-il un peu sombrement.

Il sursauta lorsqu'incertaine, la main de Lison commença à lui caresser le dos. Il avait vaguement pensé lui dire d'arrêter, mais lorsqu'il croisa son regard tendre, il en fut incapable. Il prit cette main, s'assit au bord de la chaussée, serra ces doigts contre son front, referma les yeux.

  • -Clément, murmura Hiléria.

Il ne s'y était en aucun cas attendu, mais les mots lui vinrent, finalement.

  • - Qu'est-ce que c'est que ce timbre épuisé... Qu'est-ce qui s'est passé, bon sang, Hilly, je t'ai cherchée partout, dans tous les livres poussiéreux qui parlaient de ces créatures démentes, Je... J'ai failli détruire la vie de Lison, est-ce que... Est-ce que tu vas bien, au moins, satanée...

Elle s'était rapidement remise à pleurer, mais lorsqu'il avait parlé de la petite blonde, elle parvint à prononcer quelques mots, quoique sa gorge fût si serrée que ça en fut douloureux :

  • -Comment cela, Clément, est-ce qu'au moins... Qu'est-ce que tu lui as fait ?

Il glissa un regard vers la jeune femme, qui lui souriait doucement.

  • - Elle va bien, je crois. Ne t'inquiète pas. Je... J'arrive, est-ce que tu es avec Clio ?

La voix de la brune aux yeux sombres prouva combien elle se sentait mal, il aurait donné cher pour être dans sa tête, il ne se sentait pas la patience d'attendre d'ouïr la vérité de sa bouche, de deviner les non dits sur ses traits qui lui manquaient.

  • - Non... J'ai besoin d'être un peu seule. Je n'ai pas encore vu Clio, je...

Ses sanglots redoublèrent, de sorte qu'elle ne put pas parler, l'espace de quelques secondes, qui glacèrent l'homme jusqu'à l'os. Qu'était-il arrivé à Hiléria pendant qu'elle était avec le maudit lorialet ?

  • - Es-tu avec lui, prononça-t-il de son ton le plus protecteur, t'a-t-il fait du mal, as-tu besoin d'aide, petite ?

C'étaient les mots qu'il aurait prononcés s'ils étaient encore des adolescents, il savait qu'elle s'en était rendue compte, d'ordinaire cela avait toujours fait du bien à cette femme qu'il avait toujours couvée, depuis des décennies.

Hiléria tâcha de s'apaiser un peu. Uriel, épuisé aussi d'avoir comme elle versé trop de larmes pendant des heures, quitta le plan de travail. Sur ses deux jambes, le visage décomposé d'avoir tant pleuré, il s'étira puis d'un pas lent, se mit à marcher vers l'extérieur de la cuisine. Elle paniqua. Ses larmes se tarirent, fait miraculeux s'il en était.

  • -Pas du tout, répondit-elle distraitement. Tu as raison, passe à la maison, à plus tard.

  • - Elle a raccroché, s'étonna Clément en écarquillant les yeux.

Lison se demandait ce qu'ils allaient tous devenir. Elle pressentait qu'ils avaient tous changé. La mère de sa petite amie n'avait jamais été du genre à vous raccrocher au nez alors que vous veniez de passer des semaines à la rechercher. Elle avait été forte mais aimante, autrefois. Elle fuyait Uriel, parce qu'il représentait son seul risque de perdre pied. La petite blonde pressentait qu'elle avait lâché prise et que Clément n'aimerait pas le résultat.

Et Clio... Clio était extravertie, elle rassurait la jeune femme parce qu'elle disait toujours tout. Au contraire, elle lui avait peu parlé au téléphone. Elle tira l'homme pour qu'il se relève, enlaça sa taille, se colla à lui en reprenant leur marche. Lui enlaça ses épaules. Avec lui elle se sentait en sécurité, aimée, sûre de l'avenir. Quoi qu'il leur arrive, elle aurait toujours Clément. Elle leva les yeux sur le brun des siens. Il lui rendit un regard saturé de sentiments, qui ne lui plaisaient pas tous, à lui-même. Elle lui sourit, effleura son épaule des lèvres. Il inspira à fond, puis posa un baiser au sommet de sa tête blonde. Le lendemain, lorsqu'ils reprirent la route dans la voiture dont elle aimait l'odeur rassurante car toujours identique à ce qu'elle était la veille – c'était un mélange du parfum de Clém, du sapin accroché au-dessus de leur tête et de l'odeur corporelle de l'homme, peut-être de la sueur, elle n'aurait su le dire, elle posa la main sur la sienne, qui reposait sur le levier de vitesse. Lorsqu'il put lâcher le levier, il prit franchement cette petite main fraiche. Toute la journée, jamais leurs doigts ne se lâchèrent sans se chercher de nouveau dès que cela redevenait possible.

Clio 49

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Published by chloé - dans Clio
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commentaires

Bella 23/08/2014 22:10

Wahou ! Trop mignon ;)
La suite s'il te plait ! ^^

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