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1 octobre 2014 3 01 /10 /octobre /2014 22:50
Clio 50.

Clio 49

  • - Très bien, nous voilà éclairés sur les faits, gardez pour vous tout ce que vous désirez. Simplement, il faut dire à Clio ce qui lui vaut que vous ne l'aimiez plus. Vous l'avez brisée en partant, si vous ne lui revenez pas elle doit comprendre vos raisons.

Il les fixa, aussi longtemps qu'il le fallut, mais jamais ils ne prononcèrent un traître mot qui pût les éclaircir. Ils ne firent que nier mollement, serrés l'un contre l'autre avec leur détachement.

Uriel et Hiléria s'étaient assis là une fois réchauffés par l'eau artificiellement chaude. D'abord ils s'étaient tus, tous deux distants de quelques centimètres, une boule à la gorge. Puis il l'avait attirée contre son épaule, où elle s'était laissée aller avec soulagement.

  • - Tu te rappelles le chaton ? Avait-il murmuré dans ses cheveux sombres.

  • - Il me manque, avait-elle avoué d'une toute petite voix.

Il avait hoché la tête dans ses mèches noires, les yeux emplis des larmes. C'est à cet instant que Mallaurie et Clio étaient apparus au coin de la porte, alors Hiléria s'était redressée sans s'éloigner de lui. Un autre électrochoc s'était produit en lui, mais cela ne suffit pas à réveiller ce qu'il avait été avant. Il avait perdu son humanité. A présent, il ne comprenait plus ce qui l'avait fait s'intéresser à ces gens-là. Il se souvenait qui ils étaient. Mais cela ne déclenchait plus rien à son esprit, devenu différent d'avant son départ. Il avait juste désiré qu'ils s'en aillent, car il sentait qu'ils troublaient Hiléria.

Hiléria avait perdu le souffle en les voyant entrer dans son salon. Effectivement, elle s'était troublée. Mais c'était tout, cette petite tempête à son esprit s'était apaisée rapidement. Il s'était vidé de tout, sauf de la tristesse d'être de retour sur terre et d'Uriel, tout le reste avait disparu de son psychique.

Chapitre 2. La seconde fille dans l'ombre.

Sur la Lune, l'ocelot se retrouva tout seul. Né de l'amour des deux êtres dissemblables, il les avait perdus tous les deux, sans eux il aurait dû disparaître. Au lieu de cela, parce que ce n'étaient pas des lorialets, pas seulement, parce qu'à eux deux, ils avaient créé une magie différente, plus puissante comme tout ce qui est contre-nature, la créature commença à dégager quelque chose de dangereux. De sa détresse naquit un poison. L'ocelot vécut sa vie de magie durant des siècles, sans s'apercevoir de cela : il chassa pour vivre, se baigna pour rester propre, contempla son monde pour combler sa solitude. Peut-être que si quelqu'un s'était intéressé au jeune fauve, lui avait donné un peu de l'amour parental dans lequel il était né, la Lune aurait-elle été épargnée. Mais les créatures de la Lune n'étaient pas conçues ainsi, elles vivaient dans le monde qu'elles voulaient voir. Aucune ne vit l'ocelot, chacun le fuit parce que son contact était nocif, sans jamais s'apercevoir de ce qui rongeait la Lune.

L'ocelot n'était qu'un animal, il n'avait pas voulu ce qui se passa. Lorsqu'autour de lui, tout se détruisit, parce que la Lune n'était pas conçue pour porter une créature comme lui, il se mit à trembler, simplement persuadé que tout était terminé, tétanisé à l'idée de mourir.

La Lune disparut et l'ocelot tomba. Ce fut douloureux, il hurla de toutes ses forces, il aurait préféré mourir. Mais les félins retombent toujours sur leurs pattes. Il se réceptionna aux pieds de Sélenne tandis qu'elle faisait son footing. Elle cria, manqua le percuter, dérapa et se retrouva par terre.

  • - Mon Dieu, souffla-t-elle en se recroquevillant, fascinée par l'animal qui la regardait, le regard chargé de sa douleur.

Elle lui tendit la main, il lui semblait que l'animal la reconnaissait. Mais il fit le tour de sa personne, pour bondir sur le vide, soudain agressif. Surpris, il recula avec un jappement. Sélenne frissonna en soupirant profondément. Voilà pourquoi elle était venue à Lioville. Elle en avait assez des manifestations étranges. Elle ne pouvait plus continuer à mentir à ses proches, se laissant affubler de tous les reproches sans jamais pouvoir dire la vérité. En effet, elle était distraite, parce que quelque chose la distrayait. Elle n'avait jamais encore pu le voir. Mais a présent, elle allait en avoir le cœur net. Elle était majeure, elle avait dix-huit ans. Elle avait quitté la maison, se mettant en cela ses deux parents adoptifs à dos, mais peu lui importait. Ses vrais parents avaient vécu ici, ils étaient morts ici, d'après ce qu'on lui avait dit, dans le manoir qui lui appartenait, où elle était arrivée la veille au soir. Elle avait engagé une femme de ménage pour briquer les lieux avant son arrivée, ce qui avait demandé un peu d'organisation et ses dernières économies, mais le lendemain, elle prenait son nouveau travail – simple serveuse dans une cafétéria-bar-salle de jeu, le seul lieu à la ronde dans cette campagne profonde où l'on se réunissait lorsque l'on souhaitait consommer quelque chose.

Clio 51

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Published by Chloé - dans Clio
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nyma 03/10/2014 18:49

J'ai compris, mais je suis un peu perdue... plus on avance plus c'est mystérieux et je ne vois toujours pas où ça nous mènera... :)

Chloé 08/10/2014 21:53

Ha bah c'est le but, j essaie de ménager du suspense :)

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