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24 octobre 2015 6 24 /10 /octobre /2015 15:27
Le destin des immortels - nouvelle publication 144

Le destin des immortels - nouvelle publication 143

Lorsque Pearl rougit de ce qu'elle venait de lire dans son esprit, les convives réprimèrent un gloussement ; Oran gagna la cuisine pour ramener les desserts favoris de chacune des filles, mais aussi pour ne plus avoir à subir la mauvaise humeur d'Elphame près de lui.

La maîtresse de la terre se laissa sombrer lorsqu'elle comprit qu'Oran était attiré par Pearl, la télépathe, rougissante sous son regard. Elle était bien loin de ressembler. Il était donc un homme à femmes comme les autres, il lui avait envoyé des signaux dont maintenant il se fichait pas mal. Sa tristesse retentit jusqu'au cœur de la motte de terre abandonnée dans le jardin. Celle-ci aimait sa créatrice, elle souhaita effacer sa peine. La terre fit des efforts bien au delà de ce dont elle se savait capable. La terre créa la terre, et cette dernière imita sa créatrice. Épuisé, l'élément terre crut rendre les armes ; pourtant...

Elphame Vit bien Oran revenir avec les desserts, dont la glace qu'il lui destinait. Mais elle n'y prêta aucune attention, car elle n'était plus vraiment là. Elle sentit la terre l'appeler au secours ; paniquée, elle sortit de table en renversant sa chaise.

Arrivée dehors, elle tomba en arrêt devant la motte qui avait bien doublé de taille. Maintenant, il y en avait assez pour qu'un chêne centenaire puisse y survivre plusieurs mois. Précipitamment, elle écouta la terre, qui lui renvoya sa tristesse de l'instant passé. Une première larme roula sur sa joue, alors qu'elle songeait comme son célibat était une tristesse en soi. Elle se rendait séduisante, elle prenait garde à être en bonne santé, elle était combative et drôle, elle avait ce fichu caractère que les hommes aimaient soi-disant. Elphame projeta son esprit vers la terre pour pleurer avec elle. Son corps chut, mais elle ne s'en rendit même pas compte. Les larmes ruisselaient sur son visage, et la terre entra en elle comme dans une coque nourricière, même si ce n'était que spirituel. Enfin, la terre rendit sa maîtresse aux humains, ses semblables, alors Elphame sombra dans l'inconscience. Son élément ne voulait pas lui faire de mal, vraiment pas.

Lorsqu'elle se réveilla, Oran était à son chevet. Oui, vérifia-t-elle, elle était dans son propre lit, et les fenêtres étaient ouvertes sur la nuit noire, éclairée des rayons de la lune décroissante.

  • Tu nous as fait peur, murmura l'homme.

  • Je hais tes cheveux ébènes coupés à la romantique, articula tout bas Elphame, et...

  • Quoi ? Se perdit-il.

  • ... et aussi tes yeux azur, et enfin tout de toi, tout cela est trop bien fait pour que tu aies aussi l'élément feu. Dorénavant je travaillerai seule, Oran, car la chaleur que tu donnes à la terre quand je la modèle se propage en moi et me donne de fausses idées.

Normalement, les hommes à femmes étaient imbus d'eux-mêmes et hurlaient ou fuyaient face à ce genre de déclarations empoisonnées. La brunette aux yeux sombres s'était attendue à cela, voire même c'était ce qu'elle avait cherché.

Lorsqu'elle s'intéressa à Oran de nouveau, une vague de chaleur enflamma Elphame, tant cet homme suintait le désir à l'état brut. Elle souleva ses couvertures, fit le tour du lit, et s'assit sur les genoux du bel homme, toujours assis sur les draps. Pour ne plus penser, elle s'appliqua à se perdre dans ce baiser à corps perdu. La respiration d'Oran s'accéléra tellement, qu'il crut s'étouffer sous le poids de la jeune femme. C'était bon, il en voulait encore. Avec un gémissement étouffé par leur baiser, elle se sentit frissonner tout entière sous les doigts d'Oran, qui d'un geste possessif, visitait d'abord son dos, puis ses cheveux d'ébène, sa nuque, sa poitrine, sa taille... Elphame lui arracha son T-shirt, puis s'énerva sur la boucle de sa ceinture...

La terre épuisée sentit un souffle de vie dans lequel elle s'engouffra pour enfler encore. Le plaisir d'Ephame donna un tel contraste avec les sensations précédentes que la vie y explosa. La terre suscita elle-même un semis de graines. Mais soudain, elle ne ressentit plus l'impulsion de sa détentrice aussi puissamment. Plus sagement, elle continua ses efforts microscopiques.

Oran ne pouvait pas laisser Elphame le dévêtir, ou il la décevrait. Il avait eu la confirmation ce soir qu'elle n'était pas juste attirée par lui : elle commençait à l'aimer. Or lui ne voulait pas aimer, car la fidélité était un concept qui l'effrayait. L'amour ne valait la peine pour Oran, que du moment qu'on variait les plaisirs. Or avec une même femme, comment ne pas se lasser un jour ? Il posa Elphame sur le lit, et alors qu'il voyait bien qu'elle avait cru qu'il lui donnerait quelque chose d'agréable, il se leva pour s'éloigner. Lorsqu'il fut à bonne distance, elle se releva sur les coudes, étonnée.

  • Je ne peux pas te donner ce que tu attends de moi, dit-il le souffle court.

  • J'attends que tu me fasses l'amour, es-tu un homme ou me serais-je trompée ?

  • C'est faux, je vois bien que tu mens, Elphame, je peux le lire dans tes yeux, tu sais ?

  • Qui es-tu pour juger de ce qu'il me faut ?

Le destin des immortels - nouvelle publication 145

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commentaires

myriam 29/11/2015 20:16

super vos histoires elles st prenantes

Chloé 03/12/2015 22:25

Bonsoir, merci. N'hésite pas à faire le moindre conseil ou à relever des fautes si tu en vois.

Neko-chi 09/11/2015 22:08

Merci pour toutes ces nouvelles publications !

Chloé 09/11/2015 22:10

avec plaisir. des conseils ou ressentis ?

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