
Les jours suivants passèrent sans qu’il y ait du nouveau mais la princesse se sentait
épiée. Ça faisait plusieurs jours qu’elle avait cette sensation et ça commençait réellement à l’énerver. Elle appréciait le fait que Lucas s’inquiète mais il lui faisait vivre un enfer en
demandant à ses soldats de la suivre soit disant discrètement. Elle avait du mal à se concentrer avec cette sensation d’avoir toujours un regard posé sur elle. Cette situation devenait de plus
en plus problématique car Cali perturbée, commettait des erreurs médicales. Un jour où sa distraction avait faillit coûter la jambe d’un homme elle se décida à en parler avec son époux.
- Écoute je te suis reconnaissante de tous ce que tu fais pour assurer ma sécurité mais il va falloir que tu arrêtes de me faire suivre. Je ne peux pas correctement travailler si je me sens
constamment surveillée.
- Je ne vois pas de quoi tu parles princesse, je n’ai donné aucun ordre en ce sens. Tu es sûre de ce que tu avances.
- Il est vrai que je n’ai surpris personne mais je sens un regard posé sur moi toute la journée.
- Tu devient parano, il faut que tu arrêtes ça va gâter la nourriture. Mais l’idée d’une filature me plait assez
-NON ! Déjà que je suis dérangée alors que ce ne sont que des fantasmes alors si tu mets vraiment quelqu’un dans mon dos je ne pourrai plus travailler, tu avais promis !
- Je sais mais je ne suis pas tranquille de te savoir seule. Je te rappelle qu’il n’y a pas que ta vie en jeu, princesse.
Cali se mordit la lèvre, c’est vrai qu’elle mettait aussi la vie de Lucas en danger mais elle ne voulait pas perdre tous ce qu’elle avait en plus elle n’était pas une faible femme. D’accord
elle n’était pas comme son amie Siléa une guerrière mais elle pourrait quand même se protéger contre un seul vampire ! Les deux hommes semblaient oublier qu’avant que la paix soit établie elle
avait toujours su se défendre contre les buveurs de sang. Au fur et à mesure que Cali réfléchissait sa colère montait ce qui se sentit dans sa voix lorsqu’elle répondit :
- Je suis au courant du sort qui nous unit puisque c’est moi qui l’ai lancé. Et cela sans même que tu puisses répliquer, mon prince. Tu oublies un peu vite que ce n’est pas la première fois que
l’un de vous me menace et jusqu’à présent je m’en suis toujours sortie ! Alors évite de me confondre avec tes faibles démones qui défaillent ou fuient devant chaque danger. Je vaux mieux que ça
! Je ne suis pas un bifteck sans défense ! Ni une innocente figurine !
Elle avait encore une ou deux phrases bien senties à leur rétorquer mais sans qu’elle puisse réagir Lucas lui avait bondi dessus et l’avait plaquée sans ménagement contre le mur.
- Vraiment ? Lui murmura-t-il à l’oreille s’approchant de sa gorge dénudée. Bien qu’elle se sache en sécurité Cali eut peur en sentant le souffle de son époux sur sa nuque, elle n’osa bouger et
resta figée sans même songer à se débattre. Quand il s’éloigna enfin elle trouva mille idées pour se préserver mais il était trop tard, tout autre vampire l’aurait tuée sans qu’elle puisse
réagir. Elle resta blême devant ses propres défaillances.
- Bon je reprends répondit nonchalamment Lucas, je ne suis pas tranquille à l’idée que tu te balades toute seule. Et comme je ne peux pas te donner d’escorte puisque je te l’ai promis et que je
suis un vampire d’honneur, on va trouver une autre solution.
- Entraîne moi réclama Cali. C’était la meilleure solution, elle en était sûre. D’ailleurs ça faisait longtemps qu’elle voulait apprendre à se protéger seule, dans ce château le tueur n’était
pas l’unique démon à en vouloir à sa vie et elle ne pourrait pas toujours compter sur l’intervention de son mari. À cette idée Etanne éclata de rire.
- Une poupée armée ! Il va falloir créer des mini épées assorties à tes robes.
La culture vampire était très macho sur ce point c’était à l’homme de défendre la femme et à la femme de s’enfuir en criant devant le danger. Les rôles étaient bien répartis. Il voyait déjà la
princesse en robe armée d’une épée trop lourde pour elle faire face aux soldats dans le dojo. A cette pensée Etanne ne put tenir debout plus longtemps et roula de rire par terre. De son coté
Lucas avait un sourire qui pour la première fois allait jusqu’aux yeux. Mais il répondit :
- D’accord princesse, je t’apprendrai à te défendre mais n’aies pas d’illusion tu ne seras jamais aussi forte que moi. Je ne t’épargnerai pas ! On commence les exercices demain après le
petit déjeuner. Et au fait évite de porter une robe en velours.
Cette réponse calma directement Etanne, puis il vit l’air déterminé de la jeune femme et se remit à rire de plus belle sous le regard bienveillant de son ami. Lucas acquiesça effectivement ça
promettait d’être drôle
le prisonnier de l'ange 32