Vendredi 25 septembre 2009
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Lien Le destin des immortels 50.
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Lien Le destin des immortels, pour les nouveaux venus.
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- Donc tu crois que là tout de suite s'il avait le choix il resterait sur cette position ?
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- Voilà la question qui voltige sous ce foutu crâne, fis-je en pointant ma caboche, depuis que nous sommes revenus ici. Mais je crois malheureusement que lui faire le don ce serait nous faire
plaisir à nous mêmes sans tenir compte de son avis. S'il avait décidé de me laisser à toi une fois sa vie passée, je crois que rien n'aurait pu le déterminer à devenir comme nous.
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- Pardon ?
Pour la première fois depuis le début de la conversation je levai le nez sur mon joli chef. Réellement il avait l'air sonné par l'information. Aussi le jeune homme s'était il trompé en croyant
que c'était un pacte tacite entre le vampire et lui.
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- Comment voyais tu la chose, toi, Sofiane ?
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- Joker, répliqua-t-il, bourru.
Il eut un rire méchant qui me glaça le sang.
Ma gorge se serra affreusement. Je me sentis absolument détestable, et pourtant je ne pus rien y faire. J'aurais voulu être capable de lui annoncer un choix, là tout de suite, pour le faire
taire. J'aurais aimé lui asséner qu'il n'avait rien compris car c'était lui, ou Sloan, que j'avais choisi depuis le début. Mais c'était impossible. J'en étais incapable, faible, je n'étais pas à
la hauteur. Me penchant de nouveau sur mon brun sacrément ténébreux ce soir, ma gorge se serra encore lorsque je songeai que lui en avait peut être fini de m'en vouloir, maintenant. Saisissant ma
baisse de moral le joli blond avança d'un cran dans la réflexion, comme s'il ne m'avait pas rabaissée plus bas que terre l'instant d'avant :
Une nouvelle fois je posai le regard sur lui, qu'est ce qui lui prenait ? Au moins le ton était il redevenu neutre, mais cela n'avait rien d'agréable. Nous parlions de la vie d'un homme bon sang
! L'homme que j'aimais...
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- Pourquoi voudrais tu faire cela, enfin ?
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- S'il ne se réveille jamais moi je m'en sortirai, j'ai perdu de nombreux proches tout au long de ma vie. Mais je ne supporterai pas que ce visage là (il désigna mes propres traits) garde
l'expression qui s'y peint ce soir, Shali.
Mon cœur déborda : sa violence, la peur, son amour, c'était trop pour mes glandes lacrymales qui s'en donnèrent à cœur joie tandis que Sofiane m'enlaçait tendrement. Il allait me rendre folle,
savait il au moins ce qu'il faisait sur mon esprit meurtri ?
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- Je ne veux pas faire ça, me repris-je. S'il ne se réveille jamais et bien tel aura été son destin, mais je ne veux pas lui imposer une condition qui le dégoûterait.
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- Bon on a le temps de toute façon. Allons y, ma belle, on a un peuple à convaincre, et je compte sur ton aide, ce soir.
Il savait tirer sur la corde sensible, rejetant les épaules en arrière, j'étanchai mes larmes, prête à assurer cette mission. J'étais nulle avec les hommes que j'aimais, je serais une bonne
épouse du chef de meute. On sortit, on se métamorphosa dans un buisson près du portail d'entrée de notre immeuble, et je suivis le chef des vampires au dessus de la ville jusqu'à plonger avec lui
sur le stade immense et désert. Il y avait déjà quelques personnes qui nous accueillirent l'œil inquiet. Le temps de reprendre forme humaine, nous entreprîmes de leur expliquer ce qui se passait.
Les réponses furent hésitantes, attendant le choix du chef, lequel asséna avec autorité qu'on levait le camp, expliquant que ces vampires n'étaient pas d'inoffensives créatures, narrant dans le
détail les armes et les techniques de combat, soupçonnant le nombre, même si cela nous n'en savions rien en réalité. Au fur et à mesure que les gens arrivaient nous voguions des uns aux autres,
donnant notre solution avec autorité. Pourtant tous demandaient s'il n'y avait pas une autre possibilité, tous venaient de s'installer confortablement, et de prendre leurs marques dans leur
quartier, certains avaient même trouvé du travail, et ces derniers étaient les plus réticents à repartir. D'autres avaient très mal vécu le voyage jusqu'ici, je ne l'avais pas su mais il y avait
des gens qui avaient voyagé avec une patte cassée, et si rapide ait été la guérison, courir ainsi avait été une torture, leur donnant un dégoût viscéral contre l'idée de repartir. Sofiane
contrairement à moi connaissait les limites du territoire de l'autre meute, c'était tout le bassin parisien, il faudrait donc aller assez loin, parce que les vampires ne se voyaient pas
s'enterrer dans un coin sans centre ville digne de ce nom. Le chef tentait de les appâter en profitant de très jolis coins, comme la Méditerranée, mais alors le voyage serait aussi long qu'à
l'aller, bref jamais nous ne trouvions d'arrangement convenable.
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