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Le péché pour leur vie 62.
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Le péché pour leur vie pour les nouveaux venus.
On se remit en marche, errant des les rues en silence. Longtemps. Une horloge sonna une heure et il déclara :
J'avais mille questions sur les lèvres mais depuis que nous étions repartis je m'interdisais de les formuler.
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- Et puis tant qu'à être avec toi, autant être apte à te protéger si on t'attaque.
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- On dirait moi avant le bac, je regarde cette émission que j'adore parce qu'on ne sait jamais ça pourrait m'être utile en historie géographie. Tu es différente, dit il après une longue
pause.
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- En quoi, voulus-je savoir, heureuse de pouvoir tromper mon impatience en parlant avec lui?
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- Je connaissais les anges seulement de vue. Ils faisaient des rondes dans les rues, au début, à cheval, et au bout que quelques jours ils traquaient d'avantage les chevaliers de pacotille
que nous. Parfois il y avait un mort parmi nous et ils venaient se renseigner pour comprendre pourquoi lui. C'est tout.
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- Alors? Qu'est ce que vous préférez, vous autres?
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- Je ne sais pas trop. J'ai du mal à croire qu'être avec toi améliore ma sécurité, même si à deux on est toujours plus fort que seul. Mais je pense qu'il est important pour vous de nous
connaître. Et réciproquement.
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- Si j'étais restée une ombre anonyme tu aurais déjà signé l'arrêt de mort des tiens en massacrant les chevaliers crétins. A deux on est plus doués pour réfléchir, aussi, me hâtai-je
d'ajouter pour qu'il n'extériorise pas la colère que je venais de provoquer.
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- Raconte moi, dit-il en se levant. On reprit notre errance et il répéta : comment devient on ange gardien. Je m'exécutai de bonne grâce et je fus heureuse de voir naître l'admiration dans
ses yeux. On s'assit à une terrasse et il nous commanda deux pina coladas. En buvant j'achevai mon récit et à mon tour le questionnai :
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- Et toi. Ta vie, avant. Et depuis.
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- Rien d'exceptionnel. Une enfance tranquille. Une transformation propre et sans vagues. J'ai ensuite été embauché au Majestic. Je suis cuisinier, mais ce soir je suis en congé. Celle qui m'a
engendré habite dans l'immeuble. On garde des relations courtoises, avant que tu demandes.
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- Une femme dans ton cœur?
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- Toutes les femmes, sourit-il, mutin.
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- Je vois. Alors à toutes les femmes, trinquai-je.
Un ange passa et son regard sur moi changea.
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- Alors? Je l'ai tuée, ou pas?
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- Non, affirmai-je sans attendre.
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- En es tu certaine? Elle n'était plus qu'un tas de chairs, quand je l'ai abandonnée.
Nous terminâmes nos verres et confiante je le mis au défit, à présent certaine qu'il mentait :
Il me prit par la main et m'entraîna de nouveau dans les rues, à une vitesse à laquelle ma faiblesse en sprint se rappela à mon bon souvenir. Lorsque l'on s'arrêta, hors d'haleine, je vis que
nous étions tout près de cette ruelle où il avait attaqué la dame. J'attendis son signal pour aller vérifier si oui on non il y avait un cadavre dans cette impasse. Mais il voulait faire mieux.
- Tu dis être douée en agilité. Alors imite moi et essaie de m'égaler en discrétion. Il se glissa contre le mur de l'impasse. De derrière lui je ne voyais pas l'endroit où devait reposer la jeune
femme. Après quelques mètres il se pencha sous une fenêtre mais m'indiqua de ne pas le suivre. Maintenant nous étions de part et d'autre de cette fenêtre. Il me fit signe de regarder à
l'intérieur. La fille s'animait en un récit visiblement chevaleresque, une tasse à la main. En face d'elle celle qui devait être sa jeune sœur ouvrait des yeux envieux. Lorsque je regardai Karl
il admirait ses ongles, crânant des éloges que sa proie alignait probablement en ce moment même sur sa personne. Enfin je fis demi tour avec un sourire immense. Lorsque l'on fut sortis de la
ruelle je lançai au vampire :
- Tu l'as hypnotisée pour qu'elle croit qu'elle vient de passer une folle nuit avec toi?
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- Seulement un doux baiser. C'est plus court donc plus facile à implanter, comme faux souvenir.
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- Comment se fait il qu'elle était évanouie il y a... deux heures, vérifiai-je à ma montre, et pas qu'un peu, et qu'elle soit en pleine forme maintenant?
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- J'ai bu assez pour qu'elle tombe, mais ensuite ce n'était que mise en scène pour te faire croire qu'elle n'était plus de ce monde. Je pensais vraiment que tu finirais par voler à son
secours. La mise en scène était bonne. Tu te moquais donc qu'elle succombe?
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- J'avais confiance en toi.
Il réfléchit un moment.
Le péché pour leur vie 64.
Par chloé
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Publié dans : le péché pour leur vie
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