Vendredi 10 février 2012 5 10 /02 /Fév /2012 13:12

 

Centaure d'un dieu, résumé

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  • - C'est l'infirmerie du palais ? M'étonnai-je.

  • - C'est celle du vaisseau, me corrigea-t-il.

  • - Je me disais bien que ça ne collait pas avec le style de la maison. Quoi ?!

Son rire emplit la pièce tandis Joyce, en sautillant, demandait à son protecteur l'autorisation de tout me raconter.

  • - Vas-y, sourit le bel homme. Pendant ce temps je vais chercher Liam et le médecin. Ne la fatigue pas trop, d'accord ?

Il ébouriffa la tignasse du gamin qui en fit la promesse, puis s'empressa de me conter ce qui me manquait. Lorsque Safir était venu à notre rescousse, le Guerrier se battait comme un Diable pour qu'aucune créature me « touche à un seul de mes cheveux ». Il était comme enragé, aux dires du garçon. Son père avait pu facilement me charger dans le véhicule avec l'aide de Liam, dont les forces, déjà plus puissantes que celle des humains, étaient décuplées « par la peur de me perdre ».

  • - Comme c'est romanesque, souris-je faiblement, encore étourdie par mes maux de tête.

Je dus expliquer le mot au petit garçon, puis il continua son récite fièrement, suscitant tout mon attendrissement, parce que je savais que c'était la version de Gareth et que la trouvais adorable.

  • - Safir t'a ramenée aux médecins. Ensuite le Guerrier est retourné chercher les sujets sains mais il n'en a ramené aucun, c'était par acquit de conscience. Le lendemain on a tous-  embarqué dans le vaisseau. Tu as raté ça, c'est dommage, il est tellement grand ! Je n'ai jamais rien vu de tel !

Ses grands yeux, qui lui mangeaient le visage, étaient si écarquillés que j'eus envie de rire. Je me retins.

  • - Même pas le palais ? Murmurai-je un sourire dans la voix.

  • - Non, c'est bien plus grand, ici ! Tu imagines, nous sommes une centainlite !

Je hochai la tête pour qu'il continue.

  • - Voilà neuf jours que tu dors, mais ce n'est ne pas plus mal, c'est Gareth qui l'a dit. Comme ça tu n'as pas vu les dégâts.

Au début, je ne compris pas de quoi il voulait parler. Puis il fit un grand geste dans ma direction, comme s'il voulait m'envelopper dedans. C'était mon corps, qui avait subi des dégâts. Affolée, je soulevai les couvertures fébrilement.

  • - Ô mon Dieu, grognai-je.

J'étais couverte de cicatrices. La pire était sur mon poitrail. Le flot de ms larmes me surprit moi-même. Moi qui aimais ce corps chevalin, à présent il me semblait méconnaissable !

  • - Là, fit le prince, de retour avec les autres, c'est fini, maintenant.

Il me caressa gentiment les cheveux, ce qui me fit un peu de bien.

  • - Je suis affreuse, reniflai-je piteusement.

  • - Ce ne sont que d'anciennes plaies en cours de cicatrisation, assura le médecin. Rien de tout cela ne va demeurer.

  • - Ben voyons, crachai-je, je ne suis pas idiote, dites-moi la vérité. Je sais bien que jamais les poils ne repousseront. Je suis étudiante en médecine, docteur.

Je l'insultai du regard, aussi grand et imposant fût-il. Quand je me remettrais sur mes jambes, je le serais bien plus encore.

 

Centaure d'un dieu 30.

Par chloé - Publié dans : Centaure d'un dieu. - Communauté : manuscrits en ligne (romans)
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