Dimanche 31 janvier 2010 7 31 /01 /Jan /2010 18:29
lettre-2.jpgEt je fermai la porte pour retourner au lit. Allongée je regardai mon courrier. Pub, pub, loyer, pub, scolaire, administration, pub, lettre. Lettre ? Étonnant, je savais que personne ne pouvais m’écrire, j’étais morte pour mes proches. C’était une lettre des garçons, sur le recto il y avait un message « félicitation tu as eu ton premier semestre » entouré de petites notes de musique Célian bien sur. Au verso, il y avait écrit en gros « bouge toi! » Mylan. Sur ce je me levai, jetai la lettre et me rendormis. Cependant l’ordre du curé agit à contre coup, j’en avais assez de n’être qu’un débris. Alors je pris une douche et m’offris une journée de reve, une journée shopping. Après tout j’avais toute ma garde robe à refaire et laver mes vêtement chaque soir n’était pas l’idéal. Je fis donc toutes les boutiques que je trouvais me composant un look de garçon manqué très loin de mon ancienne allure de poupée. Je ne pris aucune jupe préférant les pantalons larges pour cacher ma queue, avec des pull moulants en haut je commençai à ressembler à quelque chose. Je m’offris aussi le coiffeur afin de remetre de l’ordre dans mes cheveux.
- J’adore votre couleur ! S’exclama la coiffeuse.
Hum n’a-t-elle pas remarqué qu’ils sont violets ?
- Merci, c’est ma couleur naturelle.
Elle partit dans un éclat de rire, puis se mit sérieusement au travail. Je me retrouvai avec une petrite coupe courte très féminine qui tranchait avec mes vêtements masculins habillant mon corps plat. Le soir en rentrant je me sentais mieux. En arrivant je jetais mes sacs sur le lit et moi-même au milieu des sac, au dessus de moi ma queue virevoltait.
- Qu'est ce que je vais faire de toi ? lui demandais-je.
Étonnamment elle ne me répondit pas. Je pesai le pour et le contre. Bien sûr je pourrais prendre le risque de la supprimer par magie, mais quelles seront les conséquences indésirables de ce sort. Finalement je m’y étais habituée, c’est pratique une queue ça peu servir de troisième main, ça peut changer la chaîne de la télé sans avoir à se lever… je lui avais trouvé plein d’utilité.
- Bon je te garde pour le moment. Mais un jour nous allons devoir nous séparer alors ne t’attache pas trop.
Sur ces bonnes paroles je ressayai toutes mes tenues découpant systématiquement  toutes mes culottes, ainsi que quelques pantalons, me composant une tenue confortable pour le dimanche. Cette opération, alliée au rangement qui suivit me prit toute la soirée. Il était tard lorsque j'eus fini de m'agiter, seulement installée dans mon lit le sommeille tardait et les heures défilaient au fil de mes pensées. Je devais absolument m'occuper des censeurs songeais-je en regardant les étoiles par la fenêtre de ma chambre. Je n'avais déjà que trop tarder, chaque jour ils prennent des forces. Mais d’où leur vient ce savoir ? La pierre avait été détruite il y a bien longtemps emportant ses mystères avec elle, mais aujourd'hui ils l'avaient retrouver ainsi que son mode d'emploi. Il y a un Dieu sous cette affaire, mais lequel ? J'avais bien penser rentrer mener mon enquête mais ce plan était voué à l'échec. Juste avant de partir j’avais enfin reçu le dernier ingrédient pour ma formule mais qui m'aiderait, moi la bannie ? personne, même Zeus m'avait finalement abandonnée. Je n'avais pas d'autre solution, j'allais devoir consulter les oracles. Il fut un temps où  les filles de ces sibylles peuplaient la terre, les trouver était aisé, il suffisait d’interroger un passant et vous pouviez être certain qu’il aurait une réponse. Mais ces demoiselles ont déserté cette planète, et on ne peut leur en vouloir après ce qu’elles ont subi : déchéance, incroyance, persécution ont eu raison de leur dévouement à l’homme. Si vous offrez un peu plus de votre temps à ce passant, alors il vous alertera sur les colères de ces dames. Myriades de malheureux ont été les consultés sans présents, ces derniers sont ressortis maudit dans le meilleur des cas. Mais bien souvent les prophétesses jouaient avec le destin de l'infortuné lui offrant plus d’informations qu’ils n’en désiraient : la tempête qui ravagera sa récolte, la mort inévitable de ses enfants, la maladie de sa femme, aucuns détails cruels de sa vie lui furent épargner. Les pythies connaissent le pouvoir du savoir et ses malédictions. Je ne commenterai pas la même erreur. Je connaissais bien les oracles pour avoir longtemps été une de leur enfant, Oléine était la plus jeune d’entre elle, coquette elle était friande de bijoux, mon pendentif la satisfera sans aucun doute.  La douce Iris était celle du milieu, discrète elle aimait la lecture, demain j'irais faire un tour dans une librairie, cela ira sans problème. Non, le réel soucis était Erva, l'aînée aux colères majestueuses, elle raffolait des armes anciennes, cela ne sera pas simple à trouver, dans un musée ou chez les brocanteurs. Demain je ferais donc les librairies et les antiquaires, si les garçons me suivent ils seront sans aucun doute surpris du programme. Ce fut un sourire aux lèvres que je m'endormis.

Divin témoin 111
Par solenne&chloé - Publié dans : Divin témoin - Communauté : Passion d'écrire
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