
Célian ouvrit l'immense maison qui se trouvait derrière lui. Au rez de chaussé une
pièce tenait lieu de salon. Un pan avait été séparé par un bar et formait une cuisine américaine. Un immense plan de travail courait tout le long du mur recouvert en hauteur par des placards à
n’en plus finir ! Une vraie cuisine de pros, spacieuse, fonctionnelle, lumineuse mais elle restait discrète. De ce fait quand on pénétrait on ne voyait qu‘une seule pièce. Ça donnait l’impression
d’entrer dans un palace. Je gravis les marches et découvris trois chambres dont une avec salle de bain privée. Alors que je regagnais le hall j'aperçus les deux garçons en train de m’observer
:
- Alors elle te plait ?
- Je l’adore !
- Et encore tu n’as pas vu le jardin.
Ha il y a un jardin. Je me dirigeai vers l’arrière pour découvrir un immense hall de verre avec en dessous une piscine.
- Super dis-je. C’est génial !
Ils me sourirent.
- Une dernière chose, je prends la chambre avec douche.
- Célian grogna le padre d’un air menaçant.
- D’accord, je la lui laisse.
- Bien. Bon fillette installe toi après nous allons tous manger.
La première porte du pallier donnait sur ma chambre , celle qui suivait donnait sur la chambre d'Erwan. À gauche se trouvait celle de Célian et plus au fond la seconde salle de bain.
Dix minutes après nous étions au restaurant en train de parler comme une vraie famille. Il me restait moins d’un mois pour apprécier la vie avec deux frères et m’adapter à la
ville. Après les cours reprendraient. Je pensai que j’aurais du mal à trouver mes marques, mais non finalement une routine s’installa et l’équilibre se créait alors que chacun de nous se
découvrait. Célian était un bon vivant, il aimait la nourriture, les filles, manger avec des filles, rire, plaisanter sur les filles… bref un vrai don juan assez dangereux pour moi. Erwan était
moins proche, plus taciturne il ne se dévoilait pas. La journée j’étais seule avec le blondinet puisque Erwan allait à l’église officier. Le premier jour je l'aurais bien supplier de rester pour
me protéger mais la journée se passa bien à mon grand étonnement. Certes Célian me fit des avances indignes d’un honnête frère, mais c’était pour plaisanter, il prenait bien le fait que je les
refuse. L'homme s’était mis en tête de m’apprendre le maniement des armes et avait dans ce but réaménagé la cave. Le premier jour quand je vis l’armurerie je fus assez intimidée. Il me mit
d’office un révolver assez léger dans la main.
- Bon on va commencer par ça. Je t’explique, c’est simple tu te mets en position, déplace un pied pour assurer tes arrières, voila comme ça c’est bien. Fais attention au recul, et couvre tes
oreilles avec ça. Lorsque je te ferai signe tu pourras tirer. Prête ? Vas-y !
Je ne m’attendais pas au bruit ni au mouvement de l’arme, je faillis tomber, heureusement que j’avais adopté une position stable. Le casque m’ôtait une partie des sons mais je n’en avais pas
besoin pour voir que mon ange gardien se gaussait.
- C’est excellent, cet air déterminé que tu avais et la surprise ! Je t’avais pourtant prévenue. Il essuya des larmes d’hilarité. Bon on reprend.
Faites qu’il ne vienne pas se placer dans mon dos, faites qu’il ne vienne pas se placer dans mon dos, faites… qu’est ce que j’ai dit ! Pourquoi rien ne se passait comme je le voulais !
Indifférent à mes suppliques mentales colgate boy m’avait plaquée contre son torse. Prenant mes mains entre les siennes il me montrait comment positionner l’arme. Entre ça et les séances de
combat le soir avec Erwan (Il était très sensuel à défaut d’être beau. Seulement ça ne se voyait qu’aux séances.) j’étais au supplice. J’avais l’impression d’être dans une confiserie alors que
j’étais au régime. Pourquoi fallait il qu’ils n’arrêtent pas de se coller à moi ces deux là ! Je ne suis qu’une fille ! Bon on se concentre. Mais je ne fus pas assez rapide:
- Hum je te trouble petite fille
- Rêve espèce de grand frère pervers!
- Ne t’en fais pas, je fais cet effet à toutes les demoiselles, et si je me rappelle bien nous n’avons toujours pas réglé le doute qui plane sur ma virilité.
- Tu lèveras ce doute tout seul si tu ne veux pas que je te fasse une démonstration de la dernière prise que m’a enseignée le curé.
- Justement c’est bien de corps à corps dont je te parlais.
Non mais c’est pas vrai! Je levai les yeux sur lui bien décidée à remettre sa vanité à sa place lorsque je vis son visage. Mince qu’est ce qu’il est beau ! Il avait des raisons pour se vanter
:
- Ainsi ma tête te plait?
- Beaucoup je dois avouer.
Je battis des cils faisant semblant de rougir du compliment.
- Et si on faisait en sorte qu’elle reste sur mes épaules, ça serait bien non ?
Divin témoin 15