Partager l'article ! Divin témoin 147: Le temps défilait, et déjà le week end était là. Lorsque je m’éveillai, j’étais seule dans le lit, encore une f ...
Le temps défilait, et déjà le week end était là.
Lorsque je m’éveillai, j’étais seule dans le lit, encore une fois. Je rejoignis mon compagnon dans la cuisine, l‘odeur de café emplissait la pièce.
- Bonjour.
- Bonjour as tu bien dormi ?
- Oui et toi ?
- Je ne me plains pas. Dit nous avons un briquet ? Depuis le début de la semaine ces viennoiseries me tentent mais je ne peux pas les cuire.
- Je vais le faire. Tu me sers un café en attendant ?
Une fois certaine qu’il me tournait je me servis de mes pouvoirs pour allumer le four. Nous allions devoir acheter un briquet, ce qui tombait à pique puisque c‘était le jour des courses. Le pain
au chocolat dûment avalé, nous combattîmes en duo les rayons du supermarché. Faire les courses à deux fut une expérience intéressante, surtout la première fois. Nous apprîmes le mot
concession, et finalement nous nous ne en sortîmes pas si mal étant donnés nos caractères. Je pourrais donc affirmer que nous sortîmes victorieux de cette bataille, mais un ennemi arriva à nous
échapper : le briquet fut laissé à la caisse. L’après midi, de mon point de vue, fut nettement plus agréable. Nous passâmes la journée dans les boutiques de vêtements d’abord celles pour hommes,
il fallait habiller mon apollon. Une fois que ce fus fini, je lui proposai de rentrer seul, je prendrai le bus mais dans un sourire il refusa. J’ignorai que le curé adorait parcourir les
commerces, il avait un goût sûr et repérait les bonnes affaires. Passant d’échoppe en échoppe il me proposait des tenues, me conseillait, et finalement ma garde robe se construisit ensemble.
C’était étourdissant, jamais je n’aurais cru qu’un homme puisse avoir autant de patience. Je me prenais pour l’héroïne de pretty woman. Les vendeuses dévoraient mon époux des yeux, et jamais je
ne me lassais de parader à ses cotés. Amusé il me laissait faire. En cet instant j’admirai ma silhouette dans la glace, le curé aimait les robes longues et vaporeuses. Si je l’avais écouté je
n’aurais aucune jupe courte, ni aucun pantalon. La robe que je contemplai n’échappait pas à la règle : longue, elle avait un joli décolleté, l’entaille du tissu assez haute pour libérer mes
jambes me permettant ainsi de marcher librement. Son étoffe blanche était fluide et soyeuse, mais je n’appréciai guère les robes blanches. Elles me rappelaient toujours l’époque gallo-romaine où
seule cette couleur m’habillait, elles étaient le symbole de mon statut, et, encore aujourd’hui, je ne pouvais en revêtir une sans être gênée. J’avais la sensation de mettre en exacerbe ma
divinité. Cependant je devais admettre que celle-ci me faisait honneur, encore une fois le curé avait vu juste. Je sortis de ma cabine pour recueillir l’approbation de Noa, mais seule son absence
m‘acclama. Je m’élançai donc à travers le dédale des rayons pour finalement le découvrir plus loin en compagnie d’un couple âgé. Ne souhaitant pas le déranger, je lui fis un lointain salut et
commençai à chiner d’autres articles. Cependant d’un signe il me demanda de le rejoindre :
- Je vous présente ma femme, Eya. Chérie je te présente Mr Shmith mon patron et son épouse.