Partager l'article ! Divin témoin 167: - Non mais ça ne va pas ! Lui criai-je dessus à mon tour. Vous pourriez prévenir avant de faire ça ! Et puis pourquoi ...
- Non mais ça ne va pas ! Lui criai-je dessus à mon tour.
Vous pourriez prévenir avant de faire ça ! Et puis pourquoi vous faites ça ?
- Mon ange arrête de crier sur le crieur.
Noa me regardait d’un air mi blasé mi rieur.
- C’est lui qui a commencé ! J’aurais aimé faire une entrée discrète mais c’est raté.
- C’est normal c’est son métier ma puce. Pourquoi tu voulais faire une entrée discrète?
Autour de nous la salle s’était tue, attentive à notre discussion. Nous ne nous en étions pas aperçu. Peu à peu nous nous rapprochions l’un de l’autre. J’étais dans ses bras lorsque je déclara
:
- Je voulais te dire que je serais en retard, je voulais me changer. Par la fenêtre j’ai vu les femmes de l’assemblée, il est évident que je ne suis pas au niveau. Mais tu sais moi aussi je peux
être comme elles, un peu plus sophistiquée. Ce soir je souhaitais rester naturelle, mais ce n’est apparemment pas le thème de la soirée, alors je souhaitais passer une autre robe histoire de ne
pas me faire remarquer. Je désirais me fondre dans la masse, et peut être même un peu éblouir pour que tu n‘aies pas honte de moi. J’ai ici ma robe marron, je suis sure que je pourrais faire des
merveilles avec. Mais je n’ai pas réussi, on m’a crié dessus avant (je lançai un regard assassin au fautif) Je suis désolée encore une fois je te dessers.
- Jamais, me murmura-t-il, jamais tu ne ressembleras à ces femmes. Il passa sa main dans mes cheveux et défit mon chignon. Passant sa main dans mes cheveux il continua. J’aime te voir naturelle,
tu es mon souffle d’air, un brin d’herbe sur du velours. Bien sûr toi aussi tu peux empester le parfum et avoir des ongles violets, mais ce n’est pas le cas. C’est ce qui fait que tu es unique,
c’est ce qui fait que tu es ma femme. J’aime te voir gaffer en permanence, qui d’autre que toi pouvais gronder le crieur ? Tu es une goutte d’eau parmi les diamants, un diamant c’est joli mais ça
n’aura jamais la pureté et l’innocence de la pluie. Tu comprends ?
- Je ne me change pas ?
Il me sourit
- Non mon ange reste telle que tu es.
- Tant mieux, je n’étais pas certaine d’arriver à être comme elles.
Il éclata de rire en me serrant contre lui, puis il m’entraîna vers le buffet. Peu à peu les discussions reprirent leur cour et nous cessâmes d’être le centre d’intérêt. D’une main de maître
maniant la politesse et tact Noa nous faisait naviguer entre le convives. Clients, collègues, concurrents il me présenta à tous. Ne restant pas plus de cinq minutes par couples chacun avait
pourtant l’impression d’avoir mener une véritable conversation avec nous. J’admirai l’avocat à l’œuvre, nul doute que le sens de l’écoute et du dialogue, l’importance qu’il donnait à chacun
faisait de lui un prêtre exceptionnel. À la fin de la soirée j’avais l’impression que nous avions rencontré tout le monde. Nous nous arrêtâmes enfin dans le groupe réunissant Andy, Giselle et son
époux. La patron félicita chaleureusement Noa, il avait remarqué son exercice de funambule. Puis sa femme nous dit :
- Vous êtes un couple remarquable, jamais je n’avais vu des personnes aussi liées. Comment vous êtes vous rencontré ?
Une seconde je repensai à la dispute à laquelle avait assisté l’avocate blonde. Son sourire narquois me disait que je n’étais pas la seule à y songer. Je répondis enthousiaste :
- Il m’a sauvé la vie !