
- Montre, promis je ne te désinfecterai pas au vinaigre.
- Encore heureux ! s’exclama Erwan pendant que beau m’examinait.
- C’est déboîté dit-il au curé puis il me regarda et me demanda Que s’est il passé ?
Un silence passa. Derrière moi le curé modifiait sa façon de m’enlacer, il resserrait son étreinte, je crus que c’était pour me donner du courage :
- Il faut lui dire fillette.
- Je ne veux pas, c’est dégradant pour lui.
- Dégradant me demanda le prêtre en me regardant dans les yeux. Je pense qu’il le prendra comme un compliment au contraire.
Doucement beau me saisit le visage :
- Je répète, que s’est il passé ?
Je soupirai et lui racontai à contre cœur. Au milieu de mon récit il demanda au curé « prêt ? ». Pardon ? Erwan hocha la tête alors que beau tirait violement sur ma main qu’il n’avait
pas lâché. Je hurlai sous le coup de la douleur et de la surprise.
- Non mais ça ne va pas ! Je me dégageais vivement des bras du traître. Vous pourriez prévenir ! Bon sang ça fait mal !
- Ça t’aurait fait plus mal si on t’avait prévenu. Maintenant c’est fini, alors achèves ton histoire.
Il avait raison, je ne ressentais plus rien mais je leur en voulais. Je laissai quelques minutes passer, je ne savais pas quoi faire. Je ne pouvais pas partir, bouder était enfantin. Alors je
continuai à parler. J’aurais ma revanche ce soir, épinard pour tout le monde.
- Merde, dit-il. (Pour l’histoire et non le menu).
Le lendemain comme d'habitude je me levai, et me préparai mais je n’étais pas certaine d’avoir réellement le courage d'aller affronter les autres, d’ailleurs était ce une idée
judicieuse d’y aller. Je ne savais pas trop quoi faire, alors je comptai sur les deux hommes pour avoir la réponse. En me voyant arriver Erwan eut un grand sourire :
- Tu as donc décidé de faire face, je suis fier de toi fillette, j’avais peur que tu choisisses de fuir.
Pour tout vous dire j’avais espéré qu’il me renvoie dans ma chambre le temps que l’affaire se tasse, mais non. Je soupirai :
- Es tu sûr que c’est la bonne solution ? J’ai un doute.
- Il faut remonter sur le cheval quand on est tombé, c’est bien l’expression non ?
- Effectivement, tu parles très bien le français.
Décidément cet homme m’intriguai
- Quoiqu’il en soit il faut faire taire les rumeurs maintenant et affronter les autres la tête haute.
J’interrogeais beau du regard.
- Il a raison, plus tu attendras plus ça sera difficile. Et puis je serais là si ça ne va pas.
- Puisque tu abordes le sujet, ça serait bien si vous faisiez une pause tout les deux. À partir de maintenant c’est moi qui viendrais te chercher. Allez fait preuve de sang-froid, après
tout c’est toi qui as envoyé sept personnes à l’hôpital, c’est aux autres d’avoir peur.
- C’est une fille padre, pas un soldat, alors arrête !
Je soupirai à nouveau :
- Alors finalement j’y vais avec qui ?
- Moi, s’écriai le blondinet.
- Je ne peux pas t’emmener le matin, mais dés que tu as fini téléphone moi.
- Ok.
Divin témoin 30