Mercredi 16 décembre 2009 3 16 /12 /Déc /2009 22:11

reveuse.jpgPar réflexe je l’arrêtai en utilisant mon élément air. Mauvais réflexe, le sac devait en lui-même bien peser dix kilo et avec l’élan il était réellement très lourd. Je ne pouvais pas bouger car je devais rester concentrée, je ne pouvais pas crier, et je ne pourrais tenir que quelques secondes. La seule chose certaine était que si je lâchais j'étais morte. Des gouttes de sueur me dégoulinaient dans les yeux et des larmes coulaient, j’allais mourir. Mes forces diminuaient, il fallait que je prenne une décision. Quitte à mourir autant tenter quelque que chose. Je fermai les yeux et imaginai une plage avec du sable fin, enviable me dis-je, finalement c’est peut être moi que je devrais déplacer. Fatale erreur :  
« Par ma volonté et pour me sauver
Afin de ne pas être écrasée
Que ce sac voyage
Vers d’autres rivages »
Il y avait le mot sac dans ma formule mais plus que les mots c’est l’image psychique qui compte en magie. Et durant la seconde où le sort avait agit, c’était moi qui étais mentalement sur la plage. Lorsque j’ouvris les yeux j’étais seule, sans sac, sans fac, sans maison, sans immeuble, bref réellement seule dans un immense champ qui s’étendait à perte de vue. Et mince où est ma plage ? Quitte à être égarée au moins qu’il y ait la mer !!! Bon ba voila. Pas de panique j’ai mon téléphone. Pas de réseau, comment c’est possible ? Il n’y a pas que moi qui suis perdue c’est tout le coin qu’il l’est ! Au moins cette fois j’ai de la batterie. D’un geste machinal je repoussai mes cheveux en arrière, ils étaient longs et bruns. Apparemment la magie qui cachait mon identité avait cessé. Zut je n’étais pas sûre de pouvoir recréer l’illusion à l‘identique. Pendant que je grommelais je m’étais mise en route. Rester seule assise dans un océan de verdure ne servait à rien alors autant avancer, je trouverais peut être quelque chose. La première heure j’étais ronchon. La deuxième heure le sport avait calmé mon esprit et j’étais bien je profitais de l’air pur. La troisième heure je m’étonnai de mon endurance (merci padre) surtout que j’avais un village en vue. La quatrième j’étais de nouveau de mauvaise humeur. (Tiens en parlant du curé il est où celui là, et pourquoi ce maudit village ne se rapproche pas, ils ne connaissent pas les routes dans ce patelin…). La cinquième heure j’étais juste harassée. Je marchai comme ça jusqu’à ce que le soleil commence à décliner. Là un second impératif me prit, il faut trouver à manger. Un bois longeait la prairie, bon dans les films ils arrivent toujours à trouver quelque chose. Autant vous dire que le repas fut mince, les baies c’est agréable en dessert quand on n’a plus faim, mais ça ne fait pas un dîner entier ! Quand je pense que c’est un sac qui aurait du se trouver à ma place ! Je ramassai du bois et allumai un feu me servant de mon pouvoir, me résignant à passer la nuit dehors. Dans un premier temps j’espérai que quelqu’un verrait la fumée, mais non, les princes charmants ne sont jamais là lorsqu’ils le devraient. Décevant ! En admirant les étoiles, épuisée je m’endormis.

Divin témoin 50
Par solenne&chloé - Publié dans : Divin témoin - Communauté : ecrivains en herbe
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