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La louve et le prince, tous les articles.
La louve et le prince, résumé.
- Je... Ressens la satisfaction jusque dans ma moelle... Les épées aussi et...
Il leva la tête, les mains sur mes hanches, d'où il avait commencé de faire glisser mon pantalon.
- Et elles sont apaisées, ce qui emplit mon être de... concupiscence, je le crains, achevai-je dans une voix dégoulinante du plaisir de ses caresses.
Prince acheva son geste et étudia mes dessous en se demandant si c'était un problème. Couchée sous lui sur le sable, je passai au-dessus puis fis glisser mes mains, ainsi que mes lèvres partout où cela le fit gémir. Il s'arc-bouta en grognant avant de repasser au-dessus et de me délivrer de mes dessous. Puis il dessina sur mon corps un chemin de baisers vers mon intimité. Lorsque sa langue entra moi je poussai un râle de plaisir. Bientôt je fus presque à l'orgasme, le suppliant bruyamment de s'enfoncer en moi.
Lorsqu'il
remonta à ma hauteur, il me sembla que ses traits ressemblaient encore plus que d'habitude à la face d'un fauve joueur. Enfin je pus l'attirer en moi en un râle de plaisir trop longtemps attendu.
Ses mouvements contre toute attente furent violents, lui aussi s'étant trop retenu. Mais j'adorai ça, l'attirant toujours plus loin et plus vite j'exacerbai tout ce qu'il entreprit. Lorsqu'il se
libéra en moi je me demandai si j'avais bien entendu. Ce grognement-là avait été celui de la panthère, cela ne pouvait faire aucun doute. Levant les yeux je sentis mes sombres pupilles se
dilater, lorsque je remarquai les crocs qui venaient de jaillir de la mâchoire de mon amant, énormes, ceux du fauve qu'il était à demi. Haletant il me fixait avec étonnement comme si j'avais
construit un palais d'or et de marbre. Les crocs retrouvèrent leur finesse ; alors j'embrassai avec application le vampire aux yeux d'or. Nous roulâmes sur le côté et toujours en moi, il
parcourut mon corps du bout des doigts. Lorsqu'il arriva à ma hanche de réclamai forfait :
- Ça suffit, Prince, je n'en supporterai pas davantage.
Surpris il me donna encore un long baiser, très langoureux. Puis je crois que nous sombrâmes dans le sommeil, car lorsque j'ouvris de nouveau les yeux il faisait jour et Rubis parcourait ma hanche nue du museau. Je frissonnai en sortant du sommeil, puis je compris que c'était parce que Prince était de nouveau en moi. Il s'était éveillé avant moi puisque souriant, il flatta le museau duveteux du bel animal aux yeux rouges.
- Le pauvre, soufflai-je la voix éraillée, il doit avoir soif. Toi aussi, Véga, lançai-je à la jument.
- Bonjour, répliqua le vampire étonné que telles fussent mes premières paroles au réveil.
Je lui offris un sourire ensommeillé, avant de l'expulser d'un lent mouvement du bassin. Il le prit comme s'il perdait à un jeu de hasard.
- Bonjour, mon chéri. Elle reste toujours en retrait, déplorai-je en désignant la monture d'un blanc uni qui nous fixait à quelques mètres de distance, contrairement à l'étalon qui s'amusait visiblement à nous chatouiller contre toute pudeur élémentaire.
- Véga, murmura Prince en lui tendant la main.
Fronçant les sourcils parce qu'elle ne bougeait pas, il s'appliqua pour m'embrasser doucement, mais ensuite il s'assit et répéta le geste :
- Véga.
La jument s'agita. Concentrés sur nos missions nous n'avions pas vu que bien qu'obéissante elle ne nous faisait pas confiance.
- Ta maîtresse te manque ? Ne pus-je m'empêcher de lui demander.
Toujours concentrée sur nous elle ne bougea pourtant pas. Je sais, c'était normal. À demi animale moi-même, j'avais tendance à attribuer trop d'intelligence à mes cousins éloignés. Pourtant, lorsque je pensais que Rubis copinait avec un lycan et une panthère de lune dont il sentait forcément la dangerosité ne faisait que me conforter dans ce travers.
- Elle était peut-être tout ce que Victoria avait, auquel cas elle était sans doute plus choyée qu'avec nous. En plus elle doit bien sentir la relation que nous avons avec Rubis. Elle va s'habituer, décida-t-il.
- Et si elle ne s'habitue pas ? Craignis-je.
Il ne dit pas combien je n'étais qu'une gamine, mais je lus clairement quelque chose de tel sur ses traits enchanteurs. Finalement il se leva pour s'éloigner, tandis que je me délectais de la vue de son adorable corps. Il s'occupa de flatter longuement l'animal qui apprécia clairement.
- Je ferai attention à toi ma belle, lui promit le vampire avant de lui embrasser le museau.
Je pris le temps de me rafraîchir dans les vagues et lorsque Prince arriva je réalisai, les yeux écarquillés :
- Mais tu supportes le soleil ?!