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Le destin des immortels, pour les nouveaux venus.
Le destin des immortels 79.
Lorsqu'elle (Kaitleen) ouvrit déçu je vis Céleste un peu plus loin dans ses appartements. Tant pis, ce serait fait quand même :
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- Peux tu venir chez moi une minute ? Je voulais te parler un moment.
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- Je vous laisse, la précéda la brune. On se voit au dîner, fit elle à son amie, enjouée donc irritante.
Décidément je ne me ferais pas à ces gens, excepté à Kaitleen, reconnus-je une fois chez elle devant deux sodas frais.
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- Comment gardes tu des choses au frais, m'étonnai-je ?
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- Tu peux demander ce que tu veux aux empereurs. J'ai un mini frigo. Ils te le refuseront peut être au départ, cependant, parce que justement si on n'en a pas à la base c'est pour qu'on ne
s'isole pas exagérément. Ça oblige à aller au mois manger avec les autres.
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- C'est ridicule, si on veut on peut sortir acheter un sandwich avant la tombée de la nuit.
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- Tu y as déjà songé, on dirait, sourit elle tristement. Tu sais être ici n'est pas une corvée en soi, puisque tu peux voir ceux que tu aimes toute la journée. Ça le devient uniquement si tu
le décides, Sloan, tu devrais méditer sur cette question. Si je puis me permettre.
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- Tu peux. Tu viens de sauver une situation risquée. Merci, Kaitleen, je suis venu pour te remercier en bonne et due forme.
Elle gloussa.
Sous mon regard surpris elle mina son exubérante brunette de copine et je ne pus retenir un éclat de rire avant qu'elle n'explique :
Elle mit le temps pour trouver comment se sortir de ce mauvais pas. Je saisis vaguement que je devais lui plaire car elle rougit fortement mais bizarrement je trouvai ses mimiques
attendrissantes.
Ce fut à moi de rougir : je venais de me mettre le doigt dans l'œil. Être aimé d'une vampire à la beauté saisissante devait avoir altéré le côté humble de ma personnalité.
N'importe quoi ! N'importe quoi !
Je ris un peu, elle avait des associations d'idées étranges, mais au moins c'était original.
Je lus alors sur ses traits comme elle ne s'était pas attendue à ce que j'accepte. Une ombre de panique passa sur son visage puis alors qu'elle s'était déjà précipitée à la salle d'eau, elle
lança par dessus son épaule :
Je ris en silence, certes elle était simplement vêtue jusque là : un Jean sur un haut uni qui rappelait le vert de ses yeux, seulement agrémenté de dentelle en bas et au niveau du décolleté,
qu'elle avait joli. Mais ses traits et son corps n'avaient pas besoin d'être sublimés, elle était probablement toujours présentable, peut être même au réveil ou après l'amour. Je secouai la tête,
il y avait bien longtemps que je n'avais eu ce genre de pensées à propos d'une autre que Shalimar. Ce n'était pas si désagréable, conclus-je en évitant soigneusement de me demander si c'était
critiquable ou pas. Au demeurant, après avoir connu la vampire, j'aurais du mal à trouver quelqu'un frais au réveil ou après l'amour, rectifiai-je ma pensée. Elle sortit de la salle d'eau et je
dus admettre que c'était mieux, tout de même : elle avait un pantalon noir parcouru de très fines rayures blanches dans le sens de la longueur, et un haut noir et blanc à fines bretelles,
finissant en pointe sur le côté. Des bijoux assortis, un maquillage discret, oui, c'était joli, il fallait le reconnaître. On sortit et elle frappa machinalement chez Céleste. Son amie ouvrit au
bras d'Antoine qui jeta un regard condescendant à la jolie rousse.
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- On va boire un verre, si tu veux venir, Céleste.
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- Avec plaisir, sourit elle, laisse nous une minute.
Nous, songeai-je avec agacement. Je me demandai si j'en voulais à l'amie de Kaitleen de ne pas m'avoir prévenu des recherches de ses parents, mais non, ça aurait été ridicule : ils faisaient ça
pour l'intérêt de la meute, j'avais vu les vampires faire pire sans jamais les en condamner complètement.
Le destin des immortels 81.