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Le destin des immortels, pour les nouveaux venus.
Le destin des immortels 85.
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- Tu ne t'es pas doutée que si j'avais réagi aussi rapidement lorsque tu m'as dit pour les empereurs, c'était parce qu'ils n'avaient pas intérêt à être dévoilés ?
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- Si. Excuse moi, je n'aurais pas dû te poser la question, rien ne t'oblige à répondre, cela ne me regarde pas.
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- Aucun soucis, Kaitleen.
Si, des soucis, il y en avait des tonnes, corrigeai-je en moi même. On rentra et je consacrai le reste de l'après midi à travailler mes cours. Au crépuscule mon mobile sonna. Heureux je décrochai
à Shalimar mais on frappa à la porte.
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- Attends, ma douce, je vais voir ce que c'est, tu as une minute ?
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- Bien sûr, Sloan.
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- Salut, Kaitleen, je suppose que c'est pour dîner, je suis au téléphone, je peux vous rejoin... qu'est ce qu'il y a ?
Son expression, en effet, était des plus indéchiffrables.
Elle tourna les talons comme un automate et j'eus peine à concentrer mon esprit sur ce que disait ma petite amie, au début. Ils étaient bien arrivés, c'était génial, ils étaient au bord de la
mer. Elle me raconta les péripéties du voyage en chauves souris et la façon dont ils avaient volé des vêtements à des touristes par l'hypnose. Autant ce genre de choses m'avaient fait rire
autrefois, autant là cela m'irritait inexplicablement. Je fis de mon mieux pour ne pas le montrer et racontai à mon tour les évènements depuis la veille. Un silence suivit puis elle répliqua
enjouée que je m'étais fait une délicieuse amie. Cela aussi m'irrita, un brin de jalousie n'eut pas été pour me déplaire en fait, réalisai-je. J'écourtai les au revoir et me hâtai de rejoindre
Kaitleen pour cesser d'y penser. Elle m'assit, me donna un soda. Elle était très mal à l'aise. Finalement j'attrapai doucement son poignet :
Elle regarda un moment son poignet et le récupéra comme dégoûtée. Je fronçai les sourcils.
Victor devait avoir arrangé cela. Le problème m'engloutit comme une vague, énorme, irrépressible. Qu'est ce que je pouvais répondre ?
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- Ah non, ils ont dû se tromper.
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- Je ne crois pas. Ils ont fait cette découverte ou ils ne l'ont pas faite, mais je ne vois ni comment ils auraient pu se tromper, si pourquoi ils auraient menti à Céleste, ni pourquoi
Céleste m'aurait menti alors qu'elle veut à tous prix nous caser ensemble.
Je déglutis et elle se troubla de m'avoir livré cette dernière information. Je pouvais parfaitement quitter l'appartement en déclarant ne pas vouloir en parler. Mais qu'aurait elle pensé de moi,
ensuite ? Elle m'avait vue embrasser Shalimar avec amour. Que tous les autres pensassent ce qu'ils voulaient, je ne pouvais pas la laisser croire à cette situation. Laquelle était pourtant bien
réelle. Cela me frappa comme le ressac de la vague précédente. C'était le réalité dont j'avais été heureux peu avant et dont j'avais honte à présent. Nous avions vécu en autarcie, et je m'étais
laissé glisser dans cette situation sans que jamais un œil extérieur ne vienne me montrer comme c'était anormal. Je n'osais pas penser « honteux ».
Je me tournai péniblement vers elle et le vent sur mon visage, produit par le mouvement, révéla une catastrophe : je pleurais. Rageant, je me levai et essuyai ce visage qui m'avait trahi.
- Je dois partir d'ici, compris-je.
Toute cette situation avait croupi, je pouvais m'en sortir en m'échappant comme ils avaient fui eux mêmes. Je me ruai sur la porte mais rapide comme un courant d'air Kaitleen s'était plaquée à
celle ci. Ce n'était plus elle, en fait, mais une créature grise, aux crocs luisants. Je ricanai :
Son rire commença comme un grognement pour se terminer en ce qu'il était quand elle avait forme humaine. La jeune femme était nue entre la porte et moi.
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- Hélà, fit elle en glissant un doigt sous mon menton et m'obliger à la regarder dans les yeux. Je n'ai pas fini de parler. J'ai sincèrement cru lorsque Céleste ma tout confié, que c'était
une couverture, qu'ils n'étaient pas réellement ensemble, mais tes larmes viennent de m'apprendre que j'avais tord. Maintenant, écoute moi bien. Tu ne peux pas partir ou il vous arrivera
malheur à vous trois, et sûrement aussi aux inconnus que tu écorcheras avait d'être abattu par les empereurs. Cela étant dit, tu es mon ami, et cela rien ne le changera, sauf si tu te mets à
ressembler à Antoiiiiiiiine.
Je souris et tout mon corps se détendit par ce seul fait, cette fille avait des pouvoirs magiques, m'égarai-je.
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- Voilà. Pour moi ce qui se passe quand tu es avec eux est une chose (misère, n'imaginait elle pas de prirs choses que ce qui se passait réellement ?), et ce qui se passe quand tu es ici en
est une autre. Je ne crois que ce que je vois, quand il s'agit de juger les gens. Et avec moi tu es un type bien, c'est tout ce qui compte pour moi, tu comprends ? Réponds moi.
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- Oui, Kaitleen. Même si j'ai du mal à saisir comment ça peut être possible.
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- Réjouis toi simplement d'avoir une alliée en ma personne. Je dirai à Céleste que c'est une couverture et la vérité restera entre nous, d'accord ?
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- Tu ne sais presque rien de la réalité.
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- Alors je créerai ce qui me manque. Je peux me rhabiller, tu ne vas pas t'échapper en courant ?
Je songeai à lui dire que je ne voulais pas rater cela mais elle croyait déjà que j'avais des pratiques sexuelles bizarres, je n'allais pas en rajouter bêtement.
Le destin des immortels 87.