
Ils se réveillèrent dans une ambiance fébrile, le mariage approchait à grands
pas et ce n’est pas peu dire, puisque la cérémonie devait avoir lieu le lendemain. Tout le monde s’attelait aux derniers arrangements, s'affairant de toutes parts, cette ambiance angoissait
Siléa. Elle se rappelait les préparatifs de son propre mariage et combien il lui avait été nécessaire de s’aérer l’esprit. Ça doit être les mariages, ils ne me réussissent pas, même si ils sont
heureux, se dit en en sortant de la pièce. Longeant les patios elle profita du jardin, le temps était ensoleillé, l’été arrivait enfin. Au loin elle vit comte Alucard, cela ne la surprit pas
puisqu'il avait choisi de rester pour la cérémonie. D’un pas décidé elle se résolut à aller faire des excuses de la part de son époux. Etanne qu’est ce que tu me fais pas faire grogna-t-elle
mentalement, ça va se payer ! Dans un grand soupir elle commença
- Comte Alucard je viens au nom de mon épo…..
Elle ne put finir, des lianes étaient sorties de terre et l’immobilisaient totalement. Paniquée elle le regarda :
- Je peux savoir ce que ça signifie ?
- Nous allons voir ce que ça donne lorsque ta protectrice ou ton mari ne sont pas là pour te protéger. Tu es mon épouse quoiqu’en disent les autres. Aucune femme ne m’a jamais résistée, ce n’est
pas toi qui vas commencer.
- Espèce de dégénéré, tu n'es qu'un lâche ! Jamais, tu m'entends jamais…
Doucement il posa son doigt sur sa bouche et lui murmura :
- Chut mon ange, tu ne sais pas, tu ne sais rien. Je vais te narrer une conte, écoute, écoute ma confession. Il était une fois un démon désoeuvré il avait tout pour être heureux, mais il
cherchait en vain à avoir la seule chose qu’il n’avait pas : le plaisir. Ce petit vampire hantait mes terres et sans le vouloir je tombai sur lui. Triste, il me raconta son histoire tandis que je
me vidai de mon sang à ses cotés. Il affirmait que personne d’autre ne pouvait comprendre.
Il avait eu une idée, graver des sorts sur le corps des femmes, mais que faire de ces malheureuses après ? Cela devait être très douloureux, elles ne seraient pas consentantes, alors un fois
relâchées elles pourraient avoir la mauvaise idée de se plaindre. Ça ferait désordre vue la haute position du petit démon. Avant de m’achever il me demanda si j’avais une idée. Bien sûr que
j’avais la solution, il suffisait de les tuer. Non me répondit-il, je rechigne à tuer des démones. Seule la rivière formée par mon sang m'empêcha de rire, dans un râle je lui soufflai "moi non".
Il me soigna et voila comment est véritablement né le premier pacte entre un ange et un démon. Vous croyez être les premières peut être à vous unir, vous êtes pitoyables! Notre duo a fonctionné
pendant plus de deux ans et fonctionnerait encore si vous n’aviez pas tué mon partenaire ! Je lui avais pourtant dit que s’en prendre à Cali était trop risqué, mais non ! Il me disait que c’était
la proie idéale, qu’une fois le sort défait elle serait à lui. Je n’ai jamais vu une femelle lui faire autant d’effet, il la suivait partout comme un petit chien, se pâmait devant elle,la
traquait. Je l’ai laissé faire, après tout la tuer m’était indifférent, moi ce que j’aime c’est juste l’odeur du sang.
Siléa vit sa reine arriver de loin, quelque pas encore et ils seront à découvert. La garde devait gagner du temps ! L'égo démesuré du comte lui serait fatal, aimant se vanter Siléa gagnerait
ainsi les précieuses minutes qui lui manquait. Elle entra donc dans son jeu en se mettant à tonner :
- Tu mens ! Tu te vantes d’exploits que tu n’as pas pu commettre. Jamais tu n’aurais pu tuer ces femmes, tu étais avec moi chez les anges quant elles sont mortes !
Pourvu que Cali ait entendu se dit elle, mais surtout qu'elle ait le réflexe d’aller chercher les vampires. Trop fier de son stratagème, le tueur ne s'aperçut pas que la colère ne suffisait pas à
elle seule à justifier le ton de la voix de sa victime. Un sourire victorieux empli sa face :
- Tu te demandes comment j’ai fait ? Je vais te le dire, j’ai un jumeau.
le prisonnier de l'ange 121
Un personne impatiente de lire la suite.