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Chapitre 1 : Une rencontre, un destin.
Kiera guettait, perchée sur un
toit plat de la capitale elle gouttait l’humeur de la ville. Ça ne faisait que quels que jours qu’elle était arrivée, elle devait encore se familiariser avec ce quartier qui serait bientôt sa
victime. Quelque soit l’endroit toutes les citées se ressemblent, remarqua-t-elle, elle connaissait déjà celle-ci par cœur. Bientôt le soleil se lèverait entraînant les honnêtes gens dans son
mouvement. Ils déjeuneraient en silence ou dans le cris de leurs enfants, puis iraient au travail. Dans toutes les cités la routine matinale était la même. Puis ce sera au tour des rues de
s'éveiller, les marchands hisseront leurs devantures riches en couleurs et pendant quelques heures ils seront à sa merci. Ce sont ces instants là que la louve guettait. Mais elle avait encore le
temps, Yseméla, la terre immobile, était à peine visible. Se levant dans un déplacement gracieux, l’enfant monta sur le rebord du toit, d’ici elle pouvait voir toutes les rues avoisinantes et
leurs débouchés. Bientôt elle volerait le boutiquier d’en face, elle l’avait bien étudié hier avec sa bonhomie commerciale et ses yeux aigris. L’homme était simple, prévisible et obèse, il ne
pourrait que crier et gesticuler alors qu’elle emporterait son magot. Puis elle prendrait la troisième rue à droite, surtout pas la deuxième fit elle en vérifiant son calcul, c’était une impasse.
Elle arriverait alors sur une petite place où elle pourra s’enfoncer dans la foule protectrice qui commencerait à naître. Son plan était parfait, elle avait l’habitude. Demain elle s’en prendrait
au marchand de bijoux un peu plus bas. Elle n’aimait pas piller ce genre de magasin, ils nécessitaient trop de travail. Dès qu’elle aurait un bijoux elle devra le revendre et aller acheter de la
nourriture, si possible à une échoppe qu’elle n’avait pas encore pillée, l’opération était délicate. Mais ça c’était demain, se dit-elle, pour l’instant je dois me concentrer, l’homme ouvre sa
boutique. En effet un peu plus bas le commerçant déployait son auvent pour protéger ses marchandises. La journée va être chaude se dit-il, en grognant, H’éla n’aimait pas les journées chaudes qui
rendaient ses clients paresseux. Les plus riches restaient à se prélasser chez eux alors que les autres venaient traîner leurs guêtres dans son établissement profitant gratuitement de la
climatisation pour ressortir plusieurs heures après qu’avec une pomme, au mieux ! Vivement l’hiver, et encore avec les pluies acides les gens étaient peu enclins à s’attarder. Foutu monde,
jura-t-il dans une complainte habituelle, qu’attends-tu pour mourir nous entraînant tous en enfer avec toi ! L’homme maugréait sans en penser un mot, pourtant il n’était pas si loin de la vérité.
Puis il rentera chercher ses marchandises qui déversa dans la rue réduisant le passage, mais qu’importe il devait se faire voir, il fallait vendre alors il se moquait de gêner. Il vit ses
comparses faire de même tout au long de la rue, la journée sera peut être animée fit-il avec espoir, il se remit à siffloter emportant avec lui le ressac de sa mauvaise humeur, elle reviendra,
elle revient toujours.