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3 février 2011 4 03 /02 /février /2011 17:43

 

kiera-fin.jpgNon hurla son esprit elle ne peut pas, cette chose ne peut pas traverser les mondes. Une lueur de victoire illumina le visage de la femme alors qu'elle murmurait à l'esprit de la louve

« Voyons à qui je vais rendre visite ? Ilis peut être ? A moins que je ne préfère Gaïa, non, sa terre est déjà tellement pervertie qu'elle aura à peine besoin de mon aide pour se détruire. Hum, non, ce serait trop facile, la terre originelle causera sa propre perte, je serais bien inutile là bas ils ont assez de monstres comme ça. Allez c'est décidé, je vais aller voir Cali. »

Le corps de la louve se glaça, elle ne pouvait pas laisser se monstre s'échapper elle puisa dans ses dernières forces convoquant l'esprit de la terre, mais bien sur il ne répondit pas. Devant cette tentative désespérée son ennemie ne put retenir un rire,

« Je suis la seule à savoir ressusciter les morts petite louve » lança-t-elle entre deux éclats.

Et soudain Kiera comprit, au milieu de la bataille alors que Naël tuait Dries pour la seconde fois les mots de sa sœur dévoilèrent leur mystère. Pour le bien de tous elle devait faire un choix. Des larmes inondèrent son visage quand elle comprit ce qu'on attendait d'elle, elle n'hésita pas elle ne pouvait pas laisser les mondes en proies à cette créature, c'était son rôle de mère, c'était sa destinée de gardienne. Ignorant les coups qui la transperçaient Kiera puisa les dernières gouttes vie contenues dans cette planète morte. Elle devait faire vite son ennemie avait bientôt fini son incantation. « Qu'est ce que tu fais » demanda-t-elle intriguée par l'attitude de la louve, mais Kiera n'écoutait plus elle puisa au plus profond des ressources ne laissant que la mort derrière son sillage. A la surface la terre commençait a craquer laissant exploser des geysers de flammes qui brûlèrent tout sur leur passage, la chair des hommes se fondit dans la pierre qu'ils songeaient avoir domptée. Les montagnes s'effondrèrent, les mers prirent les passibles rivages d'asseau ne laissant que des cadavres de villes rongés par l'acide. Les tours que les hommes avaient si patiemment bâties retournèrent à la terre entraînant les corps de leurs créateurs dans leur chute. Puis le ciel dans un boucan d'enfer s'ouvrit sur l'infini, certaines personnes se mirent à prier mais il était trop tard, nul ne pouvait plus contrarier un destin déjà tracé. Il ne restait bientôt plus rien. La créature qui venait de comprendre lui hurla d'arrêter, mais Kiera n'était plus là, son esprit avait quitté sa dépouille pour piller les dernières ressources de celle qui se nommait Terre III. Puis plus rien, la gardienne avait fini sa triste tache. D'où elle était elle entendait les cris de panique poussés par les créatures qui hantaient encore les lieux, elle n'eut aucun remord, elle n'avait fait que finir ce qu'elles avaient commencé. Enfin la gardienne aurait le droit à la paix, elle 'avait pu sauver son monde trop encombré d'égoïsme et de stupidité, mais elle ait pu éviter que ce que les siens avait engendrer ne se propage aux autres terres. Elle eut une pensée pour Gaïa qui se battait elle aussi pour sauver sa planète de ses habitants, le point de non retour serait chez elle aussi bientôt atteint, maintenait la louve savait que ce combat était vain, on ne peut sauver l'innocence de la barbarie humaine, les planètes n'avait pas besoin de gardienne mais d'une armée d'hommes sages pour contenir la folie destructrice de ses âmes. Et alors que Terre III exposait Kiera ne pensait plus qu'à ses filles qu'elle ne reverrait jamais. La louve savait qu'elle n'avait vécu son éternité que pour ces instants, elle avait fait les bons choix elle pouvait maintenant partir en paix, l'avenir ne dépendait plus d'elle. Ce fut l'esprit en paix qu'elle rejoignit le rayon de lumière que son essence percevait au loin.









FIN

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3 février 2011 4 03 /02 /février /2011 17:31

 

fin-GENZOMAN.jpgLa créature avançait sans se méfier, toute son attention était concentrée sur la scène qui se déroulait devant ses yeux, l'Arcadien attendit le bon moment pour abattre son piège. Lorsqu'un des serpents avertit la femme il était déjà trop tard le filet s'était emparé de sa proie. Sans attendre l'araignée sauta au sol et plaqua l'agent divin contre l'arbre, retrouvant ses instincts de chasseur il ligota la créature au tronc tissant autour d'elle une toile indéchirable. En quelques secondes la femme se trouva emprisonnée, les liens de soies serraient le filet d'argent contre sa peau laissant des sillons sanglants sur sa chaire fine. Elle ne pouvait plus bouger prisonnière d'un carcan de souffrance Méduse ne pouvait plus qu'attendre que son maître la rappelle. Tranquillement le soldat rejoint le reste de la troupe derrière lui des cris de douleur hantaient le bosquet, Luxesse avait pâli

« Tu entends ça ma belle c'est les cris de ton chien de garde, maintenant c'est ton tour ! »

En effet Luxesse avait entendu les cris de sa protectrice, elle était seule. Elle regarda le minable petit homme qui avait eut l'audace de défier le dieu parader en rejoignant ses amis et tout son être se mit à frémir. Il était temps de se dévoiler. Arcadius eut à peine le temps de finir sa phrase qu'il ressentit une vive douleur dans sa poitrine, en face son ennemie ne le lâchait plus du regard, puis ce fut fini l'homme empoisonné tomba raide mort.

« voilà qui est intéressant , fit Luxesse alors que Sahel se précipitait sur son amant. Vous me devez un serviteur, je vais me dédommager. Lève toi ! »

Aussitôt le cadavre frémit puis les yeux blancs il obéit faisant face à ses anciens compagnons. Le cœur emplit de hargne Kiera fit face à son ami, elle s'apprêtait à l'abattre quand Sahel se mit devant pour le protéger, désorientée la louve blessa son partenaire. Sahel glissa à terre, impuissant il regarda ses amis tuer son mari. « Non » hurlait-il les yeux brulant de larme, ce fut Dries qui le ramassa. « Ce n'est plus Arcadius, lui glissa-t-il, cette chose n'est qu'une abomination, si tu l'aimais vraiment alors laisse tes amis le rendre au sommeil éternel d'où il n'aurait jamais dû s'extraire ». Tremblant le cyborg regarda la louve enfoncer son arme dans le cœur du soldat, il tomba à nouveau au sol le visage face à celui qu'il aimait puis il se releva et les affronta de nouveau. Sa force était surpuissante, guidés par ses instincts animal le guerrier se servait peu de ses armes il enrobait ses ennemi dans des fils que la pluie qui s'abattait rendaient corrosifs. Trois fois il mourut trois fois il se releva, puis Luxesse décidant qu'elle était lasse appela à elle tous les cadavres du parc. Des centaines d'âmes se relevèrent de cette terre et vinrent se joindre à Arcadius. Jamais ils ne vaincraient, c'était perdu d'avance, le replis était la seule solution, décida soudainement la louve. Mais aussitôt sont chef la contredit

«Cette chose n'est pas humaine, Kiera ne devons la détruire ! Dussions nous périr il nous est interdit d'échouer ! » lui murmura son époux.

Naël percevait enfin la véritable essence de leur ennemie, une essence divine mais pas de cette clarté dont sont faits les êtres de lumière, non elle était issus des profondeurs des ténèbres. L'unique destinée de cette chose était la destruction, s'il la laissait accomplir sa triste besogne alors ce monde serait condamné. Résolu à faire son possible Naël se pencha vers Sahel, le cyborg n'allait pas bien mais le lieutenant n'avait pas le temps de s'en soucier, il lui confia son ulfine libérant sa puissance. Sahel s'empara du précieux objet et le plaça dans sa boite d'oubli, ce fut son dernier geste, Dries venait de l'empaler. Le cyborg mourut les yeux perdus dans ceux d'un homme qu'il n'avait jamais compris. Mais alors qu'il s'en allait il surprit une leur d'effrois qui lui glaça l'âme, les esprits étaient prisonniers des cadavres ! Quelques seconde plus tard Sahel s'éteignait, il se releva pour assister impuissant à 'affrontement que menait son corps contre ses partenaires. Son âme hurla mais personne ne l'entendit. Kiera avait bien saisit les paroles insensées de son mari, mais ça lui semblait impossible, cela faisait maintenant plusieurs minutes qu'elle se battait parmi ce mouroir et chaque ennemi abattu se relevait, c'était sans fin ! Au loin elle voyait son époux en train de faire un carnage, il avait libéré sa puissance. Autour de lui des dizaines de corps gisaient sans vie, il s'approchait de la nécromancienne. Mais alors qu'il ne lui restait que quelques pas Kiera vit les lèvres de la femme bouger. Sans mal elle reconnu le sort, elle l'avait lancé la veille. Non hurla son esprit elle ne peut pas, cette chose ne peut pas traverser les mondes.

 

Les crocs de la justice 198

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2 février 2011 3 02 /02 /février /2011 20:23

 

Gorgone-colere.jpgLa louve leva la tête, par la fenêtre elle pouvait voir Yséméla briller, décidément les pythies étaient bien mystérieuses et Ilis ne faisait pas exception. Cependant elle n'aimait pas ce qu'auguraient les visions de sa cadette. Ainsi une bataille se préparait, elle aussi l'avait senti, tout se mettait en place, les planètes se pacifiaient et les gardiennes trouvaient enfin leurs partenaires, après des millénaires d'attente tout semblait s'accélérer. « Que se passe-t-il ? » se demanda-t-elle songeuse, elle n'eut pas le temps de s'attarder sur cette question; son époux venait la chercher pour la mener au combat. Une chose après l'autre fit la louve en passant le fourreau de flagelle à sa ceinture. D'abord elle devait gagner cet affrontement et demander des explications aux Dieux, ensuite elle questionnerait sa sœur sur cette mystérieuse décision qui lui était dévolue, après tout Ilis était la pythie, elle se devait d'être claire quand elle prophétisait sinon c'était inutile. Dans un soupire elle attrapa sa veste et ferma la porte de sa chambre. Le Nigth était pâle mais résolu, il savait qu'une fois cette victoire acquise il retrouverait ses enfants, cette bataille serait la dernière, le voleur de lumière avait décidé de se consacrer à sa famille, il en avait assez de la mort, il avait besoin de vie. Ce combat était l'ultime épreuve avant son salut. Il embrassa sa femme, il ne lui avait pas encore parlé de son projet mais il avait l'avenir pour le faire. Dans un silence quasi religieux ils montrent dans la voiture volante, Arcadius et Sahel étaient déjà sur place, ils avaient pisté la femme jusque dans un parc où elle surveillait la boulangère. Luxesse était loin de se douter que s'était un piège, le parc avait été sécurisé quelques heures plus tôt et la victime, enfin avertie, servait d'appas. Ils arrivèrent en fin d'après midi, à l'heure où le parc se désemplissaient des enfants pour se grossir des drogués, s'était l'heure idéale pour une bataille, peu de monde à évacuer et peu de témoins réellement conscients. Cependant ce plan avait une faille, le Nigth trouverait sa pleine puissance qu'à l'heure la plus sombre. Ce n'était pas grave, Naël ne songeait pas avoir besoin de ses capacités contre une simple femme, fusse-t-elle une créature. Il sut qu'il se trompait lorsqu'ils atterrirent en face d'elle, la couleur de son âme avait virée, elle se préparait à l'attaque. Jamais Naël n'avait vu un noir aussi profond, si proche du néant, une âme qui n'aurait jamais dû exister. Alors que le Nigth se perdait dans la profondeur de ses ténèbres, les autres combattants admirèrent le rictus de haine qui défigurait la femme autrefois belle. Ils étaient tombés dans leur propre piège. Arcadius fit évacuer Mirabelle, inutile d'entraîner des civils dans leur chute. Lorsqu'il revient il vit la femme qui faisait face à ses compagnons,

« Je vous attendais, fit-elle d'une voix tonnante. Je me demandais quand est-ce que vous serez lassés de ce petit jeu, un mois de traque, voyons c'est bien long, surtout que j'ai pris soin de ne rien changer à ma routine. Je ne vois pas les enfants, où sont elles ? Je vois, tu les as mises à l'abri, ce n'est pas grave nous les retrouverons. »

Nous relevèrent Arcadius et Kiera, mais alors que le louve se demandait de qui elle parlait, l'arcadien vérifiait s'il n'y avait pas d'autre présence ennemie. Il ne fallut que quelques minutes pour repérer Méduse qui se cachait dans les fourrés, voilà le compagnon qui formait le nous. Personne ne se méfiait, au loin la femme continuait de parader laissant à sa complice le temps de prendre l'unité à revers. Luxesse avait donc tout prévu mais elle avait commis une erreur, le policier qui avait raccompagné la proie à sa voiture. Peut être qu'elle ne l'avait pas oublié mais en tout cas elle ne semblait pas s'en soucier, sa partenaire serait s'en charger. Arcadius recula d'un pas se fondant les fourrés, à voix basse il transforma son manteau en un filet d'argent puis il monta sa cacher dans les arbres. Pendu à une grosse branche artificielle l'araignée guettait le moment où passerait la Méduse, heureusement que les savants avaient compensé la faiblesse des arbres naturels, une branche de chêne n'aurait jamais supporté son poids ! Hélas même les arbres artificiels n'étaient plus assez forts pour survivre sur cette planète, de plus en plus les parcs étaient remplis d'hologrammes, celui ci devait être le dernier où vivait encore des chênes, mais plus pour longtemps d'après ce qu'Arcadius voyait. Une araignée mourante dans un arbre à l'agonie voilà ce que je suis, songea-t-il amère. La vision de sa proie le divertit de ses sombres pensées. La créature avançait sans se méfier, toute son attention était concentrée sur la scène qui se déroulait devant ses yeux, l'Arcadien attendit le bon moment pour abattre son piège.

 

Les crocs de la justice 197

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2 février 2011 3 02 /02 /février /2011 17:31

 

calin VyrhelleEmue par cette déclaration Kiera ne put répondre que par un fougueux baiser, elle avait enfin trouvé son partenaire. Enlacés les minutes s’égrainèrent puis résolu il demanda comment il était possible de passer entre les mondes. Kiera lui expliqua que les passages n’avaient pas disparu mais ils avaient simplement été coupés. La magie de Navaé les maintient dissimulés mais sa magie à elle pouvait lever le voile. Ils convinrent de les expédier chez leur tante le soir même, maintenant que la décision était prise il était inutile de les exposer au danger plus longtemps, le commissariat regorgeait de dangereux criminels qui pouvaient à tout moment céder aux tentations divines. Ils entreprirent aussi d’emmener Christiano, de retour sur la terre qui l'a vu naître ses blessures guériraient plus facilement, Naël confia ses enfants à son meilleur ami faisant de lui leur garde du corps. Au moment de partir alors que les larmes dévalait les joues de la mère qui abandonnait ses enfants, Cali lui jura qu’elle veillerait sur les jumelles et qu’elle les reverrait bientôt. C’était la meilleure des décisions. Elle lui remis aussi une lettre écrite de la main de sa petite sœur. La cadette avait essayé de la joindre mais il fut impossible d’établir un lien stable, les émotions de la louve étaient trop forte. Il rentrèrent épuisés de leur expédition sans vraiment trop savoir s’il l’avait réellement fait ou si ce n’était qu’un rêve. Puis las ils s’endormirent ensembles pour n’ouvrirent les yeux qu’à midi. Ils rejoignirent les autres qui mangeaient sans appétit dans la cuisine, les parents avaient annoncé à chacun leur intention de mettre les enfants à l’abri, tous avaient salué cette décision mais ce matin leur présence manquait. Ils rejoignirent les autres qui mangeaient sans appétit dans la cuisine, les parents avaient annoncé à chacun leur intention de mettre les enfants à l’abri, tous avaient salué cette décision mais ce matin leur présence manquait cruellement. Kiera attendit d'être seule pour ouvrir la missive que lui avait remise Cali. Sur le papyrus doré s'étalaient les lettres tracés à la plume, l'écriture délié de sa sœur foraient des arabesques difficiles à déchiffrer pour la louve peu habituée à cette écriture.



« Ma très chère sœur,

Je m'empare à présent de la main de Cali pour te transmettre tout mon soutien. Je sais qu'à présent ton cœur saigne et sur tes joues dévalent aussi mes larmes. La décision que tu as prise aujourd'hui est certainement la plus difficile que puisse prendre le cœur d'une mère, mais sache que c'était la bonne. Je ne peux voir le destin de tes enfants à l'heure actuelle, mais leur avenir est à présent tracé. Rassure toi il brille de milles feux parmi les astres de ma nuit, je veille sur lui.



J'aimerai te dire que ce choix sera sans doute le plus dur que tu auras à faire, las il n'en ai rien car si tu as parcouru un pas de douleur sur le chemin qui t'est destiné j'ai bien peur que ce ne soit pas le seul. Les choses changent, nos ennemis se préparent. J'ignore qui manœuvre ces pantins mais je sens de sombres dessins enfermer nos terres, l'heure de l'affrontement semble proche. Pour l'instant l'avenir se voile d'un sombre linceul qui naitra de tes mains. Le choix t'appartient encore et je n'ai pas le droit de t'influencer, mais je sais que pour les bien de tous tu sera prendre la bonne décision.



Du fond des étoiles.

Ta sœur qui t'aime. »


Les crocs de la justice 196

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1 février 2011 2 01 /02 /février /2011 22:53

 

Amaris and Bane VyrhelleMais aujourd’hui c’était différent, aujourd’hui il avait une famille. Il connaissait à peine ses enfants, il ne saurait sans doute jamais à quoi elles ressemblaient, Christiano lui avait bien envoyé quelques images mais ce n’était pas la même chose, il maquaient tellement d’émotion sur leur visage, de moment saisit au vol. Accoudé à l’évier il se passait de l’eau sur le visage quand il perçu la présence de sa femme, il aurait voulu éviter cette discussion mais il n’eut pas le choix.

« Nous devons parler. Tu te tais et tu écoutes ! Lorsque je suis partie j’étais enceinte des filles, j’avoue que j’ai fait une connerie j’ai eu peur et j’ai fui. Tu pourras me le reprocher autant de vies que tu le voudras, on aime se faire de mal, mais ce n’est pas ce qui m’amène aujourd’hui, maintenant il faut qu’on parle des filles. Si tu n’avais pas découvert que tu es le père je ne t’aurais rien dit, mais si elles sont en vie aujourd’hui c’est grâce à toi alors je me suis dit que je devais au moins te prévenir. Il est clair que cet homme n’avait qu’un but, tuer mes enfants ! Je ne peux pas les protéger et traquer l’immondice qui les menace j’ai donc décidé de les confier à leur tante.

- J’ignorais que tu avais une sœur.

- J’en ai cinq.

Naël resta un moment silencieux.

- Oui, mais aucune sur cette terre.

- En effet, Cali vit dans un monde en paix. Elle a déjà deux beaux enfants qui ont à peu près leur age. Elle sera veiller sur nos filles.

- Cali…

- Oui Cali sur la Terre II, Cali gardienne de Deusia, la terre natale des anges et des vampires, Cali.

Une larme dévala la joue du Night alors qu’il chuchotait :

- Mais j’ai tellement eu peu de temps.

Naël savait que c’était la meilleure des décisions, Cali serait certainement élever leurs enfants, elles n’étaient pas à l’abri à ses cotés, mais son cœur de père se fendait à l’idée de les perdre une nouvelle fois.

- Elles ont faillit mourir, ajouta impitoyable Kiera. »

Il n’avait plus rien à ajouter, la louve n’était pas venu là pour quémander son accord seulement pour l’informer d’un fait. Mais alors qu’elle quittait la pièce le lieutenant la happa dans ses bras.

« N’y a-t-il aucune autre solution ?  lui demandait-il alors que ses larmes inondaient son cou.

- Je n’en vois aucune, fit-elle plus tendre »

Ils glissa au sol l’entraînant dans sa chute, les heures passèrent le night avaient trop de peine à déverser dans l’âme argentée de sa femme. Kiera lui rendit son étreinte et attendit, sa décision était prise elle était sereine. Puis enfin Naël releva la tête, il avait compris, il avait compris qu’il n’avait pas le choix car c’était ce qu’il y avait de mieux, il avait compris qu’il n’était plus de temps de fuir ou de sa haïr mais de s’unir, alors il cessa de se défendre et brisa les digues qu’il avait construit autour de son passé. « Je t’aime » chuchota-t-il à sa femme stupéfiée. Elle ne s’attendait pas à cette déclaration, serait-ce un pardon ? Kiera posa sa main sur le cœur froid du Night, elle avait toujours cru qu’il ne battait pas à cause de Christiano, mais sous sa main un premier battement naquis, puis un second suivit d’une éternité de battements. Naël venait enfin d’accepter le lien qui les unissait. Il surprit un hoquet d’étonnement.

« Les night peuvent en principe se lier à deux créatures. Ils emprisonnent l’âme de la première dans leur esprit créant ainsi un fort lien mental, c’est pour cela que je vois plus Christiano, il n’a plus d’âme. Le second lien est beaucoup plus intime car c’est la vie de l’autre que l’on prend pour l’enfermer dans notre second cœur, de ce lien nous ne prenons rien nous donnons, nous offrons à l’autre une autre vie, ainsi si tu te fais tuer alors tu renaîtra et ce tant que ton cœur bat en moi. Pour t’envoyer au Parthénon il faudra nous tuer tout les deux. C’est ce lien là que je n’ai jamais réussi à tisser, cela ne peut vouloir dire qu’une chose, mon cœur t’appartenait déjà. Je n’étais pas assez grand pour le savoir maintenant ça y es je suis prêt et toi ? Si mettions fin à cette guerre qui nous uni pour enfin reconnaître ce que nous sommes : un couple ? »

 

Les crocs de la justice 195

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1 février 2011 2 01 /02 /février /2011 22:01

 

enf-kiera-eat0123.jpg« Ça te suffira ou il t’en faut plus ?

- Heu non ça ira je peux les multiplier, mais je ne suis pas sûr que tu es compris, c’est l’ADN du père qu’il me faut pas celui d’un homme de la même espèce. »

D’un geste sec la louve retira l’aiguille de la peau de son époux, boucha le tube et le porta au laborantin,elle lui glissa seulement « A mon tour, nous n’avons pas de temps à perdre d’après ce que j’ai compris ». En effet, se dit Dries qui ne déchiffrait plus rien, mais encore une fois ce fut Sahel qui posa la question :

«  Les Nigth ne sont-ils pas stériles ?

- Si en principe mais des chercheurs ont peut être trouvé le remède à cette faille en adaptant l’antidote administré aux garous. Ce n’est pour l’instant qu’à l’état de test, je faisais partie des cobayes. Aux dernières nouvelles ça ne fonctionnait pas. »

Voila la réponse que Dries attendait, ses patients aimaient décidément jouer avec leur organisme ! Mais bien qu’il ait obtenu satisfaction le doc fut amère, autrefois le cyborg se serait réjouit du statut de père de Naël, aujourd’hui une simple question avait accueilli cette révélation, les autres s'apercevaient-ils du changement ? Dries essayait de ne pas y penser quand il fit pénétrer la seringue dans la bras de la mère. Elle ne dit rien pourtant ses mains tremblaient. Tous les deux ils restèrent à travailler de concert, elle multipliait les cellules, il contrôlait la qualité du produit. Puis ensembles ils guettèrent le bon moment, chacun fut convier à faire ses adieux aux fillettes puis ils leur injectèrent la solution.

« Nous devrions voir assez rapidement si ça fonctionne, fit le laborantin las.

- En attendant pourquoi ne fêterions nous pas votre mariage.

Les âmes sombres de l’équipe découragea le Nigth, nul n’avait envie de faire la fête.

- Et si nous nous contentions d’une simple bénédiction ici, parmi les nôtres suggéra Arcadius à son amant.

Dans un sourire triste il opina. Le prêtre du commissariat fut dépêcher. Il s’étonna de l’étrange requête formée par le couple mais ne s’y opposa pas et loin des fastueuses réceptions ils furent unis dans l’infirmerie emplie de mourants. Le prêtre conscient de son rôle prit son temps, ils s’agissait autant de lier les vivants que de bénir les morts, cette cérémonie était peut être la plus vraie qu’il n’ai jamais célébrée. Loin des jeux et des mises en scènes ici, parmi ce cimetière d’âme, se trouvait des sentiments authentiques. La messe dura plus d’une heure, une heure où le recueillement fut destiné à sacrer et guérir. Il n’eut aucune salve d’applaudissement pour saluer cette union, juste une émotion sincère et silencieuse. « Nous ferons une belle fête après tout ça » assura Arcadius. Chacun se leva et félicita à mots murmurés le couple. Dès que Dries eut fini son discours il se dirigea vers les moniteurs qu’il avait éteints pour l’occasion, seul le bip persistant du cœur affirmait la bonne santé des enfants. C’était l’heure de vérité, les cellules qu’il avait remplacées avaient-elles été contaminées ? Il faut croire que les Dieux émus par ces âmes en deuil eurent pitié d’elles car sous les yeux incrédules du laborantin son plan avait fonctionné. Il lâcha le papier où s’inscrivait la bonne nouvelle, ses larmes inondaient son visage mais il n’en avait cure et en baissant les yeux il vit enfin un vrai sourire illuminer un visage, les lèvres bougeaient chuchotant des mots inaudibles alors le docteur se pencha pour recueillir les premières pensée de la miraculée.

« J’avais confiance, chuchota Avalone. »

Ce fut trop, l’homme si sur de lui s’écroula par terre vaincu par ses émotions. Il n’entendit pas les rires qui inondèrent enfin le lieu, ni le cri de joie poussé par celui qui ne pouvait plus s’esclaffer. Il n’entendit que son propre cœur qui battait enfin au rythme d’une joie provoquée par autre chose que sa propre fierté. Très vite les petites reprirent pieds, elles demandèrent à manger et questionnèrent les autres sur l‘état du vampire. Sya avait totalement occulté la bataille, sa mémoire refusait de saisir des images aussi horribles dans un si jeune esprit. Avalone se souvenait de tout mais son essence millénaire était habituée à la barbarie, elle fut choquée mais elle savait que cette engourdissement de l’âme passerait, le temps la guérirait. L’heure était à présent à la liesse mais cela ne devait pas s’éterniser, d’un regard avec sa mère elles se comprirent, Kiera devait avoir une discussion avec le Night. Ce fut justement le moment que choisit Naël pour s’éclipser, l’émotion était trop forte, il ne devait pas se laisser atteindre. Il maudissait ces instants où la vue lui manquait si cruellement, il aurait tant aimé voir le visage épanoui du cyborg et la joie de la louve mais il ne voyait que des couleurs. Quelques temps après le départ de Kiera le Nigth s’était aperçu qu’il pouvait voir normalement les scènes de crime, un immense espoir s’était emparé de lui tout entier. Pendant des mois il avait travaillé pour réactiver cette vision mais à chaque fois que le voile se levait s’était pour découvrir des scène plus atroces les unes que les autres, c’est alors qu’il comprit le nom du maléfice, l’enchantement d’éclaircissement des ténèbres permettait de lever la magie certes mais dévoiler la noirceurs de ses maîtres, il ne verrait plus que des monstruosités. Le jour où il comprit cela son monde s’était éteint plus rien ne l’habitait. Mais aujourd’hui c’était différent, aujourd’hui il avait une famille.

 

Les crocs de la justice 194

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1 février 2011 2 01 /02 /février /2011 21:23

 

Cirden Celebrindal by VyrL- Voyons il ne faut pas non plus se croire plus important que l’on n’est, ceci est certainement plus un acte de sabotage qu’un acte divin. »

Naël ne répondit pas il venait de saisir l’illusion de son subordonné, il s’était trop rapproché de Luxesse. Ça ne va pas se passer comme ça, songea le night en colère, à ses cotés les mâchoires serrées de l’arcadien proclamaient la même chose, il serrait la main de son amant résolu.

« Vous avez certainement raison Monsieur le commissaire. Pour le bien de mon équipe et pour éviter toue tentation de faire justice nous-même je demande à ce que nous soyons mis au repos.

- Quoi ! s’indigna le cyborg. Sahel ne comptait pas laisser Luxesse s’en tirer comme ça.

- Accordé.

- Pourquoi demanda le robot dès que le commissaire eut quitté la pièce.

- Car nous avons un compte privé à régler et que nous avons pas le temps de nous encombrer de ces lourdauds aussi inutiles qu’ignorants. Mon plan est prêt, nous attaquerons de nuit dès demain soir.

- Pourquoi pas dès ce soir ?

- Je comprends votre rage mais nous avons tous besoin de repos et nous avons un mariage à célébrer !

Sahel rougit alors que Naël disait qu’il s’occupait de tout. Loin de ces préoccupations matérielles Dries réfléchissait. Il irait au combat mais avant il devait soigner les petites, la propagation de ce qu’il nommait  « le virus » s’accélérait. Il avait soumis leur cas aux plus éminents chercheurs qui n’avaient trouvé aucune solution pour stopper la progression, dans quelques heures toutes les cellules contenant leur ADN serait effacées. Une idée folle avait envahie l’esprit du laborantin alors que l’atroce petit film défilait. Jusqu’à présent il avait essayé de stopper l’effacement des données mais s’il fallait faire le contraire ? Après tous les Dieux venaient de s’immiscer dans leur vie pourquoi ne pas faire le chemin inverse et s’immiscer dans le travail des Dieux. Recréer les cellules contenant un ADN était chose aisée, mais il lui fallait les matériaux de base, il pourrait le faire à partir du sang des parents puis multiplier le résultat obtenu pour les insuffler dans le corps des enfants. Cependant ce plan était risqué, il ne savait pas ce que devenait un corps privé d’ADN et il ne voulait pas à le savoir, les expériences sur les enfants n’avaient jamais été son fort. Il fallait donc administrer le nouvel appareil génétique sain avant la destruction totale de l’autre mais il fallait que le virus ait suffisamment accompli sa triste besogne afin qu’il soit trop faible pour contaminer les nouvelle souches. Bref il fallait mener les enfants à l’article de la mort. Cela ressemblait à du bricolage, un plan que Sahel aurait compris sans explication était un mauvais plan du point de vue du docteur. Il y avait trop de choses qu’il ignorait, il savait juste que le virus s’attaquait à l’ADN et mourrait entraînant les cellules avec lui, mais ce n’était pas suffisant loin de là. Il aurait voulu des heures d’expériences, et des myriades de secondes pour faire des tests, mais surtout ce qu’il désirait plus que tout c’était un plan qui ne ressemblait pas à celui qu’un auteur de bas étage ignorant tout des ressorts subtils de la médecine aurait pu concevoir. Oui mais voila il n’avait pas tout ça, il avait seulement un mauvais plan. Directement il rejoignit les enfants exilant tous ceux qui auraient voulu faire de même, l’état des fillettes inquiétait toute l’équipe. En regardant les derniers résultats il s’aperçut qu’il n’avait plus le temps d’hésiter, s’il voulait mettre son stratagème à exécution il devait agir, surtout qu’il faudrait le sang du père. Il appela le louve, qui chassée de l’infirmerie, était restée avec les autres sur les canapés du salon, il ne fallut que quelques mots pour lui expliquer de quoi il retournait. Il n’y en avait pas assez, pas assez d’expressions, de phrases, pas assez de termes techniques, ce n’était pas bon, pas bon du tout mais c’était tout ce que son esprit habituellement génial était capable de concevoir. La louve ne se rendit compte de rien, sans hésitation elle s’empara d’une seringue et se dirigea droit dans le salon. Elle chevaucha le night qui se reposait dans le confortable sofa, lui remonta une manche et sans hésitation remplit un fiole de son sang. Puis elle se tourna vers le doc qui hésitait sur le pallier de la pièce.

« Ça te suffira ou il t’en faut plus ?

- Heu non ça ira je peux les multiplier, mais je ne suis pas sûr que tu es compris, c’est l’ADN du père qu’il me faut pas celui d’un homme de la même espèce. »

D’un geste sec la louve retira l’aiguille de la peau de son époux, boucha le tube et le porta au laborantin,elle lui glissa seulement « A mon tour, nous n’avons pas de temps à perdre d’après ce que j’ai compris ».

 

Les crocs de la justice 193

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1 février 2011 2 01 /02 /février /2011 19:56

 

battaille« Où étiez vous ! Pourquoi n’êtes vous pas venu nous aider plus tôt !

- Ils ne pouvaient pas fit le directeur qui entrait dans la pièce. Venez j’ai les vidéos de surveillance. »

Le night projeta l’homme à terre, fixant ses yeux rouge dans les siens. « je n’oublierai pas ton âme » lui jura-t-il en suivant les autres. Kiera prit place a ses cotés.

« Dés que j’ai appris ce qui se passait j’ai donné l’ordre aux renforts de venir vous soutenir, fit le directeur. Hélas par un étrange coup du hasard tous les ascenseurs étaient bloqués, nuls guerriers n’a pu vous atteindre, il en était de même pour les cages d’escaliers, nous pensons à un sabotage jugez en par vous-même. Nous avons arrêter Gorgal, l’homme qui vous a attaqué, il y a de cela deux jours pour vol. L’homme ne nous a pas paru dangereux, il rejetait complètement sa véritable nature allant même jusqu’au végétarisme ! Par mesure de protection j’avais quand même fait entourer sa cellule par cinq hommes armés tel que l’exige le protocole. Comme vous pouvez le voir tout se passait bien jusqu’à ce que ce produise le drame. »

Se taisant l’homme lança une vidéo sur grand écran, Kiera décrivait à voix basse ce qu’il s’y passait. Au premier plan on voyait un homme dormir paisiblement dans une cellule. Un bip rouge clignotait au dessus de sa cage signalant qu’elle était bien fermée, on devinait les hommes qui surveillaient le prisonnier grâce à leurs murmures. Un éclat de rire retentit saluant un blague graveleuse, de l’humour de maton. Dans sa cage l’homme sourit, il opina et sans cesser de sourire ouvrit les yeux. Il s’assit tranquillement sur son lit, s’étira puis marcha nonchalamment jusqu’aux barreaux. Un bleu le rejoignit, il était de son métier d’écouter ce que les prisonniers avaient à dire, il s’y était engagé en signant la charte de bonne conduite, et on ne plaisante pas quand sa signature est donnée ! Il s’enquit de son confort, l’autre lui répondit poliment qu’il n’allait pas tarder à s’améliorer, puis tout naturellement il ouvrir la cage. Soudain la lumière rouge se fit verte et le bleu mourut dans un hurlement effroyable, l’homme venait de lui arracher le cœur. Trois autres soldat subirent le même sort sans pouvoir s’extraire de leur stupeur, il fracassa les crânes des hommes assis en les projetant l’un contre l’autre, un morceau de cervelle fut propulsé contre la caméra, la traînée rouge qu’il laissa empêcha de discerner correctement la mort du quatrième homme. Soudain l’alerte fut donnée, le dernier soldat avait retrouvé ses esprits, cependant cela ne suffit pas. Le son strident de l’alarme ne parvint pas à couvrir son cri de douleur quand le prisonnier enfonça ses doigts dans les yeux de l’imprudent. L’homme ne mourut pas tout de suite incapable de se défendre son assaillant le plaqua au sol et entreprit de plonger ses doigt plus profond, il prit son temps maîtrisant sans mal l’homme qui gesticulait sous sa torture. Puis dans un horrible bruit de scission ils ressortit ses appendices de ce qui n’était plus qu’un cadavre. Il prit alors le temps d’étudier les lieux en essuyant consciencieusement ses membres salis par sa triste besogne sur le costume de l’officier. La cellule était une cellule sécurisée se trouvant dans une pièce elle-même bouclée par un verrous dernier cri, jamais l’assassin n’aurait dû pouvoir sortir de la pièce conçue comme un piège, pourtant à peine eut-il posé sa main sur la poignée que la porte se déverrouilla le laissa passer sans mal. D’un pas assuré il traversa le commissariat en émoi puis arriva devant l’ascenseur privé. Jerry n’ouvrait les portes de cet accès aux étages qu’après une reconnaissance vocale et optique. Lorsqu’il demanda à l’homme de se soumettre à cet examen il eut de nouveau un sourire ravi et s’y plia sans mal. Il donna comme nom Abbal, plaça sa propre iris sous le scanner, encore une fois les portes s’ouvrirent alors que cela n’aurait pas du être possible. Puis l’assesseur entreprit sa lugubre montée. Au quatrième les soldats qui avaient entendus la sonnerie avaient pris les armes et appelé l’ascenseur. Quand il s’arrêta ce fut un carnage, l’angle de la vidéo ne permettaient pas de bien discerner ce qui s’était passé mais Kiera n’y tenait pas vraiment. En bas de l’écran une petite fenêtre montrait les hommes horrifiés regarder leurs collègues mourir sur les écrans de surveillance, plusieurs appuyaient en vain sur les boutons censés rappeler l’ascenseur. Puis l’assassin monta à nouveau dans la cage, il était couvert de résidus humain qu‘il n‘avait pas prit soin d‘éradiquer cette fois, toujours souriant il appuya sans aucune hésitation sur le bouton du huitième étage.

« Voila, comme vous avez pu le constater nous n’avons rien pu faire pour l’arrêter, et c’est par miracle qu’il a réussi à monter jusqu’à vous.

- Miracle dites vous ? Le ton de hargne du night ne laissait aucune place à la contestation.

Le commissaire était un homme haut placé, il avait fait une brillante carrière dans l’armée et avait choisit cette place que beaucoup jugeait ingrate. Oui le colonel était un homme censé c’est pour cela qui ne dit rien, il n’y avait rien à dire à Night en colère.

- Il a raison, fit calmement Dries placé derrière son chef, j’étais moi-même coincé dans mon laboratoire j’ai assisté impuissant à votre agonie. J’ai depuis fait vérifier les serrures et les portes tout fonctionne bien. Il faut croire que ce jour là les Dieux étaient contre nous, peut être souhaitaient-ils la mort de certains d’entre nous ?

- Voyons il ne faut pas non plus se croire plus important que l’on n’est, ceci est certainement plus un acte de sabotage qu’un acte divin. »

 

Les crocs de la justice 192

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1 février 2011 2 01 /02 /février /2011 18:39

 

guerrière 7Naël sentit Kiera reformer Flagelle et s’abandonner entièrement à l’esprit meurtrier qui l’habitait, une solution désespérée à une situation qui ne l’était pas moins. La créature le délaissa pour s’approcher de cette nouvelle combattante, la louve avait gagné en vitesse et en réflexe, la chimère n’arrivait plus à la toucher. Peu à peu Naël se sentait partir à son tour, il avait perdu trop de sang, il se laissa glisser contre le mur assistant impuissant au combat de titans qui se déroulait sous ses yeux. La valse des âmes combattantes s’éternisa, elles étaient de force égale, chaque tentative de la femme était déjouée par la bête impuissante à régler son sort à cet perturbant petit humain. Cela dura des seconde qui se transformaient en minutes mais Kiera fatiguait, son aura ternissait. C’est alors que se produisit l’inconcevable, Avalone passa devant sa mère, elle fixa son regard millénaire dans les yeux de la chimère et la fit reculer. La bête semblait emprisonnée par les yeux de l’enfant, Kiera n’hésita pas un instant, d’un saut elle bondit sur le dos de la bête et lui planta son arme dans le cou. Malheureusement l’animal s’était défait de l’emprise de la fillette et bougea à l’instant crucial, l’épée pénétra la tendre chair mais elle n’était pas suffisamment centrée pour sectionnée la moelle épinière. Désarçonnée par ce brusque mouvement la louve lâcha son sabre et tomba à terre retrouvant immédiatement ses esprits. Elle vit alors deux choses, un homme qui avait flagelle planté dans l’épaule et ses enfants qui s’étaient réunies un peu plus loin, soulagée de les voir en vie la louve abaissa sa vigilance ce fut la faille qu’exploita le monstre. Dans un ultime sursaut, il s’empara du désintégrateur construit par Sahel et dirigea son rayon mortel vers les enfants. Il mourut le sourire aux lèvres avec la conviction d’avoir assurer sa mission, une belle récompense l’attendait au Parthénon. Ce qu’il ignorait c’était que les Dieux étaient menteurs, il fut directement envoyé sur la planète noire, celle où régnait les flammes et les damnées, mais comment aurait-il pu s’y attendre ? Surtout de la part de Ce Dieu. Dans un cri Kiera se précipita sur ses enfants qui gisaient inanimées au sol, ce fut le moment que choisit Dries pour sortir du labo. Il se précipita sur les blessés évaluant rapidement leur état. Naël était le moins atteint, cependant son hémorragie était inquiétante, Sahel ne relevait pas de ses compétences, seule sa partie robotique était endommagée, il espérait que le robot soit bientôt sur pied il aurait besoin de contrepoison et Abbal sait quoi d’autre. Puis il arriva sur Arcadius l’homme n’était pas beau à voir, sa peau avait fondue sous l’effet de l’acide, et sa chute lui avait cassé plusieurs pattes, mais le plus inquiétant était l’éventuelle propagation du poison. Le médecin lui administra un antidote contre le venin des chimères, restait à espérer qu’il serait efficace. Enfin il arriva à la mère et ses enfants. L’état de Kiera était satisfaisant, par contre celui des fillettes était indescriptible.

Quant à Christiano, Dries avouait aisément son impuissance à aider un homme déjà mort, il ne restait plus qu’à espérer que ses capacités naturelles de guérison suffiraient, il se contenta de l’alimenter grâce à une poche de sang. Aidé de son robot infirmier ils les transporta à l’infirmerie où il s’activa durant deux jours. Quelques minutes plus tard le carillon de l’assesseur retentit à nouveau mais cette fois ci ce fut pour apporter des secours. Quatre médecins furent dépêcher pour aider le laborantin dans sa tâche. Dries leur interdit de s’approcher de la louve et se concentra sur le mystère qui entourait les enfants. Le soucis provenait de l’arme, à la différence d’Arcadius, Sahel pouvait créer n’importe quelle arme sortie de son imagination, et le laborantin n’avait jamais vu un équipement comme celui-ci. Il s’attaquait directement aux cellules contenant de l’ADN effaçant peu à peu l’identité génétique des enfants. L’intégrité corporelle des enfants ne semblait pas encore atteinte mais Dries ignorait ce qu’il adviendrait d’un corps sans ADN. La seule bonne nouvelle était que le processus prenait son temps, le docteur avait plusieurs jours pour trouver une solution. A ses cotés Kiera aidait comme elle pouvait, elle avait pansé Naël qui n’avait pas tarder à reprendre ses esprits. Puis vint le tour de l’arcadien d’ouvrir les yeux, à son chevet Sahel guettait son retour. Soulagés de se retrouver les hommes se livrèrent à une déclaration sans aucune considération pour les inconnus qui les entourait. Les mages n’étaient plus à ça près ce qui les intriguaient surtout c’était cette femme en uniforme qui veillait le Night. Elle ressemblait à leur ancien équipier, celui qu'ils avaient travesti et qui ne l'avait pas supporté selon les rumeurs. Mais c'était impossibe, serait-ce sa sœur ? Alors que l’aube du troisième jour se levait toute l’équipe avait repris conscience sauf Christiano dont l’état était trop grave. Dries avait installé le vampire dans un coin de l’infirmerie, son sort ne dépendait plus que de la volonté des Dieux. Arcadius était mourrant, l’antidote avait été inefficace, il fit promettre au laborantin de ne rien dire à Sahel, ils projetaient de se marier et pour rien au monde il aurait voulu transformer cette fête en au revoir. Le cyborg non plus n’était pas un bon état, le mécanicien qui l’avait réparé avait montré au docteur comment s’occuper au jour le jour des dégâts provoqués par l’attaque. Mais si extérieurement tout irait bien, Sahel ne serait plus jamais le même, certains circuits de mémoire et sensibilité avaient été touchés, il ne pourrait jamais plus rire. A cette annonce une larme dévala les joues du docteur, le rire du robot était peut être le seul son réconfortant de sa vie trop mouvementée. Quel carnage, songea-t-il en regardant son équipe, il fit son rapport à son supérieur se moquant bien que la louve soit elle aussi présente. Tous ses hommes étaient morts ou à considérer comme tel, l’équipe d’argent venait d’être décimée. Naël hurla de rage, de douleur et de frustration, il attrapa le premier mage qui passait sa portée pour lui demander :

« Où étiez vous ! Pourquoi n’êtes vous pas venu nous aider plus tôt !

 

Les crocs de la justice 192

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1 février 2011 2 01 /02 /février /2011 17:56

 

combat-12.jpgNaël était en train de régler les derniers détails de l’opération quand la sonnerie retenti. C’était l’alarme qui prévenait qu’une évasion était en cours.« Impossible » fit le cyborg. Le commissariat du 5ème district était connu pour être le plus sécurisé, jamais une évasion n’avait eu lieu en ces murs depuis sa construction. « Berka » jura quant à lui le lieutenant. Sans réfléchir ils s’empara de ses armes et appela l’ascenseur, ils étaient déjà tous campés devant, les fillettes inquiètes au fond de la pièce quand les portes s’ouvrirent. Kiera sentit les battements de son cœur s’accélérer, elle sentait une présence dans la pièce qui montait. C’est impossible lui murmurait sa raison, c’est un ascenseur privé mais alors qu’il franchissait les étages la menace grandissait. Elle tenta de faire taire ses peurs irréelles en les ensevelissant sous une myriades d’arguments de bon sens, mais rien n’y fit. Enfin l’objet de son tourment s’était arrêté, il venait de faire une pose au quatrième, des cris résonnèrent, emportés par les parois métalliques il emplirent la pièce; « Allez, allez » murmurait le night impatient d’en découdre, ils semblaient avoir des ennuis en bas. Enfin les chiffres se remirent à grossir, il était à présent au cinquième, sixième, Kiera s’assura de sa prise sur Flagelle, septième, Kasaï bourdonnait dans son fourreaux, son âme sentait le danger arriver. Il ne fallut que quelques secondes à Kiera pour entendre ce frémissement de mauvais augure, ce fut les secondes de trop. Lorsqu’elle hurla « Attention » c’était trop tard les portes s’étaient ouvertes. Christiano n’eut pas le temps de réagir, il put à peine protéger son corps de ses avant bras qu’il fut propulsé coupé en deux au fond de la pièce. Comme toujours dans ses instant là le Nigth retrouva la vue. Il vit au ralentit son ami glisser sur le sol vers les enfants apeurées. « Il glisse bien, remarqua son esprit, mais c’est normal avec tout ce sang sur le carrelage. Il faudra que je dise à Dries de nettoyer tout ça, il doit avoir un sort pour ça aussi, ramasser les miettes des amis morts coupés en deux. Mais avant on pourrait peut être jouer avec les filles, je suis sur qu’elle aimeraient elles aussi faire des glissades ». Il resta ainsi paralysé par ses pensées incongrues regardant son ami expier. Ce ne fut que la morsure de la douleur qui le réveilla. Ses hommes avaient reculé, ils formaient à présent un demi cercle autour des portes de l’ascenseur. La cage était remplie de bouts disparates d’hommes, parmi eux Naël reconnu le visage de Fabien, un des hommes avec qui il faisait son poker du vendredi soir, de lui il ne restait qu’un morceau défiguré de visage dont le cerveau dégoulinait de sa tête séparée en deux. Quand il pensait que l’expression préférée de cet homme était  « Nous verrons bien ce que tu as dans le crâne » l’ironie était mordante. Ce fut la dernière vision qu’il eut avant que sa vision s’éteigne à nouveau. Maudit enchantement d’éclaircissement des ténèbres qui ne lui laissait voir que le pire ! Son errance mentale n’avait durée que quelques secondes, rapidement le night fit le tour de ses blessures rien de grave, il avait été blessé par un pic que la chimère avait projeté. L’épine dorsale était figée dans sa jambe mais pour le moment le night semblait épargné, le choc allié à l’adrénaline l’anesthésiaient. Christiano se sentait mourir, encore une fois, de son agonie il observait plus attentivement la chimère qui était sortit de l’ascenseur. Il avait bien sur entendu parler de l’arrestation de l’homme chimère par l’équipe verte, mais d’après les ragots cela n’avait pas posé de réel problème, le monstre ne s’était pas montré sous son vrai jour. Maintenant qu’il avait fait exploser son apparence humaine ne gisait en face d’eux que la bête. Elle ressemblait à un dragons noir de petite taille. Son dos était couvert d’épines qu’il pouvait apparemment projeter à volonté, au bout de sa queue se trouvait un dard dégoulinant de poison. Une gueule recouverte de dents tranchantes complétait son arsenal, cela n’allait pas être simple, cependant la faiblesse de l’animal était visible, la base de son crâne était dépourvue de l’épaisse carapace qui semblait le recouvrir entièrement. Il projeta une image mentale de l’animal et de sa faiblesse à son ami puis sombra dans des ténèbres dont il n’était plus certain de revenir. Enfin je trépasse, songea-t-il, remarquant la peine qui lui enserrait la poitrine alors qu’un étau glacé s’était emparé de son âme : il avait peur pour ses amis. Consternant, jugea-t-il ce fut sa dernière pensée. Ignorante de la prise de conscience qu’elle avait provoqué chez un mourant, la créature s’était jetée sur le cyborg. Dans un réflexe étonnant Sahel ne sortit pas son arme, qui aurait été inutile, mais la transforma en désintégrateur. L’idée était excellente mais il ne put la mettre à profit, une épine lui transperça le flan. L’attaque fit résonner un bruit métallique irréel entre les murs, provoquant la rage de l’arcadien, mais alors qu’il se jetait sur la bête Naël lui ordonna de se stopper. « Même stratégie que pour le golem » hurla-t-il, Arcadius mit du temps à comprendre puis il aperçut la peau luisante de son ennemi et se mit en mouvement, sans perdre un instant il transforma son manteau en épée et escalada les murs du hall. Cela lui prendrait moins de temps que dans la caverne, les parois était nettement moins hautes, cependant la situation était critique, Christiano était mort, Sahel désactivé, peut être éteint à jamais, il ne restait plus que les bretteurs et les fillettes. Sa mâchoire se referma sur la lame tranchante qu’il venait de créer, il ne laisserait pas ce monstre s’en prendre aux enfants, du-t-il s’empaler sur les pics du monstre ! En bas la situation était mouvementée, fort de ses exploits précédents le monstre attaquait à la fois le night essayant de le broyer entre ses crocs luisants et Kiera faisant valser son dard à ses cotés. Plus d’une fois il faillit l’atteindre mais la jeune femme était leste et parvenait à esquiver ses coups. La gardienne emprisonna la queue de monstre dans ses lassos d‘argent. Dans une misérable tentative d’évasion le monstre se cabra projetant ses griffes acérées dans le murs à seulement quelques centimètre du visage de Naël. Scret, jura-t-il ne comprenant pas cette arme invisible. D’un geste brusque Kiera tira sur ses fouets sectionnant d’un mouvement net le dard de la créature. Le poison jaillit de l’appendice coupé tel un geyser mortel, Arcadius qui n’avait pas fait attention se prit le flot d’acide de plein fouet. Sous la douleur il perdit connaissance et tomba à terre, tuant ainsi le dernier espoir des combattants. Les yeux de la créature brillaient de colère mêlé à son tourment. Naël sentit Kiera reformer Flagelle et s’abandonner entièrement à l’esprit meurtrier qui l’habitait, une solution désespérée à une situation qui ne l’était pas moins.

 

Les crocs de la justice 190

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